La Gazette de la grande ile

Le calme avant la tempête …

Publié le 13 avril 2018

C’est parce qu’il a osé prononcer le mot « voyou » en public  sans être  conscient du  fait qu’il  a été le chef de bande, le seigneur après, dans la conduite des  affaires de l’Etat dans  son pays, qu’il s’avère  qu’on mettre le point sur le « ire ». Avant  qu’un  compatriote victime,  un fils ou un parent de ces  braves  militaires agissant en  toute légalité,  en  service  commandé  sur ordre du  général  Marcel Ranjeva, ministre de la Défense dans le gouvernement d’Andrianarivo  Tantely,  à Ambilomagodra, lors des  évènements regrettables  de 2002, lui met un poing sur  sa sale face  de rat. Il, c’est  le petit livreur de lait devenu patron  d’entreprise grâce à l’entremise de Robiarimana (très influent ministre de  Didier Ratsiraka dans les  années 80). Faisant mine purement d’oublier les  années de voyoucratie durant lesquelles Marc Ravalomanana avait évolué dans le mépris total de la Constitution et des lois de notre pays pour gonfler les  trésoreries du  groupe TIKO et favoriser les intérêts supérieurs de Rio Tinto avec l’installation  de QMM  dans l’Anosy et ceux des promoteurs étrangers d’Ambatovy.

S’il joue actuellement le bon samaritain à propos de  la conjoncture ambiante avec  comme seul  but : exploiter la naïveté populaire pour de  nouveau s’enrichir un peu plus sur le dos de tout un peuple comme après son coup d’Etat de 2002. Comment oublier  les incursions belliqueuses dans le  nord de l’île  des  réservistes à  sa solde conduits par un « général fumiste », les  tueries criminelles des massacres de jeunes sous-officiers à l’entrée de la ville Fianarantsoa et  d’Andohanatady, les  ratonnades cruels et inhumains dans les  campagnes de l’Alaotra  et  du  Sud où il n’arrivait pas à obtenir l’adhésion des  fidèles  de l’Amiral Didier Ratsiraka parti en exil  volontaire (averti à temps par des diplomates  amis) pour  éviter de  subir la fin égale à celle du couple  Ceausescu  que le premier putschiste à  Madagascar de ce siècle et ses sbires voulaient déjà réserver à ce  dernier pour  en  finir définitivement  avec l’ère du parti Arema. Quitte à  recourir à une solution  finale comme ce qui s’est passé au  Rwanda…Dénoncé à temps par la communauté internationale, le projet de  génocide de  type nazi n’a pas pu  avoir lieu. En s’affichant avec  des généraux animés de la bonne foi  et  au patriotisme  indéniable, ce général de  type tonton macoute, qui  sent le souffre par les services  qu’il a  rendus lors de la prise  de pouvoir de l’homme  du « premier tour et c’est fini », a mis de l’ombre sur les intentions louables de ces « aînés ».

Faisons un rappel  révélateur  sur le temps des mandats de celui que la Révolution  Orange a jeté hors  de  nos  frontières  en  2009. Après une double investiture burlesque (du jamais  vu  dans les  annales  de l’histoire politique  de par  le monde), l’homme fort du moment s’est mis  en  tête de  se conduire à la tête de l’Etat comme si le pays  était sa propriété industrielle exploitable et les  habitants corvéables à merci. Les médias de l’époque font état de faits qui relèvent purement du  gangstérisme politique.  Entre 1996 et 2001, on ne sait pourquoi, le Premier ministre d’alors, Norbert Lala Ratsirahonana a octroyé une exonération douanière à la société Tiko. Sans cet exceptionnel « cadeau », Marc Ravalomanana aurait dû payer 750 milliards fmg (60 millions d’euros). Elu président, la société Tiko s’exonère toujours de droits de douanes et même d’impôts. Comment voulez-vous qu’il ne soit pas devenu milliardaire? Ce n’est pas son salaire de président qui peut lui permettre de distribuer de l’argent comme s’il n’en avait pas bavé. Mais  c’est logique, n’est-ce pas? Mais pour en revenir un peu en 2001, saviez-vous que du temps de la vice-Primature de Pierrot Rajaonarivelo, la société Tiko n’a jamais payé ses impôts d’un montant de 250 milliards fmg, réclamés alors par le vice-Premier ministre (…)

En 7 ans de pouvoir, Marc Ravalomanana a réussi à atteindre deux extrêmes. D’un côté, un peuple qui se paupérise d’année en année, gavé de promesses et d’espoir perdus ; de l’autre côté, une société agro-alimentaire dont le renom a dépassé les frontières de Madagascar. Ces  concurrents  commerciaux devaient tous  subir des  traitements  destructeurs s’ils  refusaient de servir les intérêts de  MAGRO. Sur le plan de la pratique démocratique institutionnelle, l’homme  en question avait  des  comportements insultants qui cadrent mal avec la légalité. Il lui  est  déjà  arrivé d’obliger les parlementaires à  se plier à  ses  caprices pour ne pas lui  faire perdre  du  temps  avec les procédures trainantes des  débats des  deux  chambres. Et lorsqu’aujourd’hui pour protéger toujours ses intérêts personnels  et électoraux, Marc Ravalomanana  joue la vierge effarouchée par ses députés interposés, il doit se souvenir  d’abord, pourquoi il a fait  virer Jean  Lahiniriko ? A l’aéroport d’Ivato, il disposait «  des HANGARS TIKO pour jets privés et pour TIKO AIR (un ATR). Pour l’instant, il en existe un mais un second est dans les airs (façon de parler) avec une commande chez Reidsteel aero UK (…) En octobre 2008, l’empire contre-attaque en acquérant très -trop- facilement l’abattoir de la route digue à Antananarivo. Pour inaugurer les travaux de réhabilitation, il est venu en hélicoptère sans aucun journaliste. Donc, pas de photos récentes. Puis, sans se soucier des problèmes socio-économiques et environnementaux que cela créera, il fait procéder à un remblayage impitoyable des environs jusqu’à Andohatapenaka. Enfin, pour couronner le tout, au nom de la République de Madagascar, Marc Ravalomanana fait acheter par son ministre des Finances, un des Boeing des studios Walt Disney, pour la “modique” somme de 60 millions de dollars. Encore un hic, étant donné que personne ne peut expliquer clairement d’où est sorti cet argent. » Grâce à la  vigilance professionnelle  de notre collègue Jeannot Ramambazafy,  toutes  vérités enfouies dans l’oubli  du passé restent toujours inoubliables. Et quand notre Jeannot  national  décrète  avec  conviction «Enfin quoi aussi : on ne dirige pas une Nation à coups d’ordonnances ou comme si c’était sa propre usine. D’où le nom de Tikoland appliqué à l’ensemble de Madagascar » le constat  est  valable pour les dirigeants actuels également. Sinon comme il  disait également après les « mallettes », « les menottes » des forces de l’ordre peuvent  aussi entrer  en  scène sous les regards des  caméras. Il a  raison  de  s’offusquer le ministre de la Communication sur les  dérives des historiens du quotidien. Mais qu’il ne se voile pas la face aussi, étant un ancien professionnel du métier, ne sait-il pas  que des  deux  côtés de la  barrière la prostitution politique est une activité très rentable ? Quand les  journalistes montrent du doigt les vrais (masculins svp) « putes » et corrupteurs  de Tsimbazaza,  ce n’est pas  pour insulter des  respectables  dames  de  notre parlement, mais uniquement pour affirmer clair  et  net que si la corruption prend toujours de l’ampleur, il  faut  craindre le pire. Pour le moment, il ne   s’agit que d’une tempête dans un  verre  d’eau. C’est même  devenu un  véritable « business »  au  sein des institutions.

L’ancien  député Faharo Ratsimbalison  sans nommer personne,  en a fait avant-hier  tout un plat sur le plateau  de TVPlus. De là à l’intention de  confier le ministère de l’intérieur à un Mamy Ratovomalala, un ripou notoire qui a dilapidé les revenus de nos produits miniers et brader sous l’autorité d’Andry Rajoelina les périmètres d’exploitations par des  ententes  suspectes. De  grâce ! Serait-ce parce  que  voler l’Etat  et le peuple est une compétence particulière requise ? Arrêtez les  tambours ! Tant pis pour les casquettes qui  s’envolent !  Qui croit  sincèrement que pour le  complot de la destitution  du président  Hery, des histoires  de gros  sous n’ont pas  eu lieu ? Allons donc, il ne  faut pas  avoir la mémoire  aussi courte. En tout  cas, bonne note  est prise pour les  suggestions éminemment ministérielles.

Noel Razafilahy

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