La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE : Soavina-Atsimondrano : Une expulsion de 88 toits dans l’imminence

Publié le 14 avril 2018

Quatre-vingt huit toits situés à Antobifasika Soavina Atsimondrano vont être démolis d’ici 2 mois au plus tard. Ces 88 toits sont issus des constructions illicites aux alentours de la digue locale d’Antobifasika. Cette digue en question va être réhabilité sous le financement de la banque de développement Européen (BDE) pour être élevée à 1089 mètres de hauteur. Sur ce, les occupants concernés par l’expulsion vont être indemnisés à titre symbolique. Certes, ce sont des marginaux, mais l’humanitaire s’impose aussi dans ces situations. Le maire de cette commune avec ses accompagnateurs tels que le maire d’Ampefy et de Soalandy ont réitérés hier, le préavis adressé à ces occupants illégaux. Dans ce genre de cas, ce n’est plus étonnant si les hors la loi ripostent et réclament leurs « droits » étant donné qu’ils ont occupé le territoire depuis des lustres sans en avoir été empêchés et que nos dirigeants étatiques agissent de la même sorte sous différents contextes et circonstances. La rénovation de cette digue serait bénéfique pour 63 000 personnes. Nombreux sont les problèmes qui se rapportant à des litiges fonciers qui pullulent en moment dont l’ignorance, l’incivisme, le comportement, la croissance démographique… S’ajoute à cela le manque de responsabilité du gouvernement : des signatures de coopération voire de construction qui n’aboutissent à rien et aucun écho à des projets de chantiers notamment en termes d’urbanisation. Ce qui fait qu’en cas de pluies torrentielles et continues sur une période assez longue, les constructions sur les rizières et sur les autres zones basses ne pourront pas se soustraire à un éventuel cataclysme. Et quand on y ajoute le non-respect du code de l’urbanisme, les dégâts socio-économiques risquent fort d’être aggravés. L’on observe que ce n’est pas seulement la capitale (et ses périphériques) qui évoluent dans une anarchie quasi-totale. C’est aussi le cas dans les régions. Bref, une construction en hauteur serait une perspective, une évolution architecturale pour gagner des espaces vitales et pallier le problème de la croissance démographique mais seulement si les autorités pratiquent efficacement le partenariat public privé (PPP). La loi y afférente existe déjà, et pour qu’elle ne gonfle pas l’inflation des textes, elle pourrait être employée dans l’urbanisation. En effet, les promoteurs immobiliers ne cessent de construire des grands bâtiments dans Tàna-ville, mais ils ne sont pas encore destinés au grand public. Les zones constructibles sur Antananarivo représentent seulement 40% et l’anarchie dans l’extension ne cesse de s’amplifier.

Malalanirina

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