La Gazette de la grande ile

Economie: Esquive du développement durable

Publié le 14 avril 2018

Le développement durable est sans conteste une affaire de tous. Qu’un pays doté de richesses tel que Madagascar reste dans le rang des plus pauvres nous laisse envisager que « tous » les acteurs ne s’y mettent pas. Madagascar est la quatrième plus grande île au monde, possédant une importante richesse naturelle sous un climat tropical. En effet, malgré qu’il figure parmi les 10 hot-spots de la diversité biologique mondiale, son PIB par habitant est de 420 USD. Force est de constater que l’avenir à long terme de ce pays est presque une lapalissade et pour ce qui est de l’espoir dans le présent, le chaos en tient lieu. Madagascar est composée d’une population jeune dont 50% ont moins de 20 ans, et ce nombre aura doublé d’ici 2025 selon les études de l’Unicef et Pnud Madagascar. Ce fléau de l’extrême jeunesse très fréquente en Afrique est expliqué par la forte natalité que la population connaît. Cette croissance est sans doute vue comme un blocage pour le développement en particulier dans un pays comme Madagascar où le chômage bat son plein. Mais sur le long terme, d’ici 10 à 20 ans, cette natalité représente un atout pour la raison évidente qu’elle assure une hausse de la population active, laquelle favoriserait l’économie du pays par une force de travail potentiellement élevée. D’autant plus que l’espérance de vie à Madagascar est de 64,67 ans en 2013, 11ème sur le classement des 54 nations d’Afrique. Malgré le soleil tropical tout au long de l’année, l’océan et la mer qui bordent toutes les côtes de la Grande Ile, Madagascar est encore dépourvue d’électricité. Selon EDBM, Economic Developement Board of Madagascar, le niveau d’accès à électricité de la population est de 19%. Force est de reconnaître que ce pays ne manque pas d’énergies non renouvelables et pour ce qui est des énergies renouvelables il existe une colossale possibilité d’en produire pour ne citer que les panneaux solaires et les éoliens offshore. Ces deux procédés permettront de subvenir aux besoins de la population en termes d’énergie comme ils permettent d’en économiser. Ce qui sera un grand coup d’accélérateur sur l’efficacité énergétique. Un nouveau site opérationnel du pétrole a été découvert dans l’ouest du pays récemment et il s’agit de Tsimiroro, un grand potentiel équivalant à presque 2 milliards de barils de pétrole de densité forte ou huile lourde. L’on a supposé que cette grande découverte accentuerait le progrès de l’économie malgache et impacterait la politique de prix de l’énergie à Madagascar. La holding PAMA (Pan African Mining Atomic) dirigée par le milliardaire thaïlandais, Premchai Karnasuta, en a effectué l’exploration et bientôt l’exploitation des quatre sites uranifères identifiés aussi dans la Grande Ile. Ces sites sont des gisements d’uranium anciennement exploités par la France. La lutte contre le réchauffement de l’atmosphère est une affaire de tous. Bien que Madagascar agisse pour protéger sa biodiversité, les conséquences des activités humaines sont alarmantes. 50 000 ha de forêts disparaissent chaque année dans la Grande Ile. Il est moins rationnel de proscrire aux paysans leurs habitudes sans proposer d’autres sources de revenus. Par ailleurs, la conservation des nombreuses espèces endémiques végétales et animales de l’île est un investissement responsable dans la lutte que le monde entier mène. De par leur emmagasinage de 20 à 50 fois plus de CO2 que n’importe quel autre écosystème, les forêts telles que celles de Madagascar, avec un strict principe de préservation de la biodiversité, peuvent faire bénéficier des générations actuelles et futures. L’agriculture durable, compte tenu de la variété de la végétation que le sol malgache offre, pourrait se caractériser en production responsable dans le but de multiplier la rentabilité sociale. Madagascar regorge de ressources naturelles y compris les ressources minérales. Le pays, aussi appelé aussi « île aux trésors » est connu pour la qualité de ses pierres précieuses telles que le saphir, le rubis et l’émeraude et bien d’autres. L’exploitation illicite et le trafic sans fin de toutes ces ressources freinent la croissance économique de Madagascar.

Recueillis par Malalanirina

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