La Gazette de la grande ile

édito: Création d’emploi minime

Publié le 17 avril 2018

Actuellement, la recherche d’emploi n’est pas chose aisée surtout que les demandes sont supérieures aux offres. En effet, le marché de l’emploi est de plus en plus rude avec le temps car le nombre de nouveaux diplômés s’accroît alors que la création d’emploi est minime. On incite donc les jeunes à entreprendre, mais cela ne figure pas dans leur priorité vu que le manque de moyen et de financement pèse lourd. Ils préfèrent donc trouver un travail afin de subvenir à leurs besoins, mais la recherche d’emploi constitue un parcours de combattant à l’heure actuelle qu’on assiste à une explosion du sous-emploi. Comme les emplois décents font défaut dans le pays, les jeunes n’ont d’autres choix que de se résigner à accepter tout ce qui se présente même si cela ne correspond pas à leur niveau d’études. A noter que plus de 400 000 jeunes diplômés débarquent chaque année sur le marché du travail. L’absence de stratégie concernant l’emploi est flagrante, nuisant à l’émergence de l’emploi décent. Il y a également la corruption qui gangrène le pays favorisant seulement les plus fortunés et écartant les plus méritants. La raison pour laquelle le pays fait du recul au lieu d’avancer vers le développement tant convoité. Le système est tellement corrompu qu’il est de plus en plus difficile de créer une opportunité sans pot de vin à la clé surtout si on vise le secteur public. La faute à qui ? La corruption est devenue telle une pratique coutumière dans tous les secteurs que ceux qui comptent uniquement sur leurs compétences intellectuelles ont du mal à intégrer à un emploi dans le secteur administratif car les plus fortunés s’assurent à être reçu en investissant un max à corrompre les responsables des divers concours. Par ailleurs, nombreux sont les cas  constatés dans notre pays qu’il est difficile à croire que les concours administratifs s’effectuent en toute transparence. On s’étonne donc pourquoi nombreux sont ceux qui trouvent dans le secteur informel comme la vente en pleine rue et autres en tant que mode de substitution pour faire face au chômage et ainsi arriver à subvenir à leurs besoins quotidiens. La mauvaise gouvernance qui règne dans la Grande Ile a engendré ce cercle vicieux dans laquelle le pays ne peut s’en sortir.

Jean Riana

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