La Gazette de la grande ile

Secteur agricole: Riche en opportunités mais mal exploité

Publié le 17 avril 2018

L’agriculture malgache est enlisée dans un cercle vicieux de pauvreté rurale et de dégradation des ressources naturelles. Cet état favorise un problème de durabilité de ses modes de production. Madagascar est un pays profondément agricole et rural et l’agriculture reste de loin le premier secteur économique et la première source de devises. Alors que le pays était exportateur de plusieurs produits agricoles dont le riz en 1960, la situation s’est inversée aujourd’hui et l’offre nationale ne satisfait plus la demande vivrière intérieure. La plupart des pauvres vivent en zone rurale et dépendent de l’agriculture pour leur survie. Il paraît donc évident que la pauvreté dans les zones rurales est liée aux faibles performances de l’agriculture au cours des dernières décennies. La relation entre pauvreté et productivité de l’agriculture joue dans les deux sens : la contrainte de liquidités entraîne une faible utilisation d’intrants. La sous-alimentation et une mauvaise santé dégradent la qualité du travail. Une production agricole étroite conduit à de faibles revenus. Ainsi, il faudrait trouver des mécanismes de croissance auto-entretenue de l’agriculture qui bénéficient aux pauvres dans le milieu rural. Une grande partie des agriculteurs du pays sont confrontés au fléau de la pauvreté. Partout ailleurs, la situation ne s’améliore pas, et paraît même s’être détériorée. L’intensification agricole est faible, les ménages n’ont que très peu recours aux engrais et aux semences améliorées. La tendance est à l’extensification pour satisfaire les besoins alimentaires d’une population qui croît très vite (2,8 % de croissance par an). Ce phénomène contribue à la destruction des ressources naturelles du pays, même si la superficie cultivée est de 2,5 millions d’ha seulement sur les 9,3 millions d’ha cultivables à Madagascar, laissant encore pour quelques années des possibilités d’extension. L’on observe également une baisse des rendements du riz irrigué et des revenus agricoles en même temps qu’un empiétement des cultures sur le domaine forestier et une dégradation de la fertilité des sols des collines. Bref, demain sera la journée mondiale des luttes paysannes et si l’on se réfère à la situation de notre pays, des efforts restent encore à faire.

Malalanirina

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