La Gazette de la grande ile

Edito: Inquiétude des agents de voyages

Publié le 19 avril 2018

Le ministre du Tourisme a fait savoir que bon nombre de touristes ont annulé leur voyage à Madagascar durant la dernière saison touristique, pour diverses raisons dont l’existence de l’épidémie de la peste ou encore l’annulation de vols pour des raisons techniques, ainsi que les passages de cyclones. Cette année, le ministère du Tourisme s’efforcera de promouvoir davantage le secteur, car le tourisme figure notamment parmi les moteurs de développement durable du pays. Néanmoins, un taux d’annulation de 20% a été enregistré auprès des agents de voyages durant le premier trimestre 2018 d’après la Confédération du Tourisme de Madagascar. Pour rappel, le ministre du  Tourisme  Roland Ratsiraka a dernièrement réuni  des opérateurs de la ville d’Antsiranana dans la grande salle du  Grand Hôtel  pour discuter des activités touristiques de l’année 2018 et  des mesures à  prendre    face aux dégâts laissés par le dernier cyclone. Mais la Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM) se dit préoccupée par le contexte national, notamment les questions infrastructurelles, les problèmes des dessertes aériennes internationales et locales, l’insécurité latente, sans parler de la récente épidémie de peste qui font douter les touristes et entraînent une certaine frilosité des demandes de réservations pour la saison à venir.

Dans ce contexte, d’ailleurs, les informations fournies par la Banque mondiale, font état que dans le pays, le secteur du tourisme fonctionne bien en deçà de son potentiel étant donné ces atouts considérables. Les principaux obstacles au développement du secteur  se situent aussi bien du côté de l’offre que celui de la demande. A la suite de quoi, le potentiel de la demande paraît illimité à cause de la qualité, la variété et la spécificité du capital touristique, à la fois en augmentant le nombre de touristes venant à Madagascar et en augmentant les dépenses par tête de touriste à travers des services à plus haute valeur ajoutée. Cependant, une promotion faible qu’elle soit officielle ou émanant du secteur privé et un manque d’attention aux politiques et infrastructures en place ont laissé cette demande largement inexploitée. Simultanément, l’incapacité actuelle du secteur à héberger et transporter des nombres croissants de touristes, assurément judicieux, limite son développement.

En outre, la même source indique que les coûts et les caprices de l’accès aérien, les restrictions sur les déplacements intérieurs du fait d’une faible infrastructure routière et des lignes aériennes intérieures peu fiables, peu disponibles et à haut coût constituent un facteur limitant important sur la taille du secteur.

De plus, la base du capital touristique de Madagascar est — à l’exception de certaines zones balnéaires et autres — plus adaptée aux petits groupes, ce qui contribue à décourager les investissements dans des structures d’hébergement plus grandes, ce qui contribue à décourager à son tour les groupes de voyages plus importants avec lesquels les tour opérateurs jouent sur de faibles marges et sur de plus gros volumes.

Malgré cette toile d’araignée d’obstacles, beaucoup de touristes quittant Madagascar font part de leur satisfaction suite à leur séjour du fait de la qualité du capital naturel.

                  C.A et Nandrianina

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