La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: Ne pas confondre populisme et démagogie

Publié le 20 avril 2018

A mesure que la période électorale  approche, le public  est innondé de toutes les  formes de  communications politiciennes  plus  ringardes que trompeuses les unes  et les  autres. La dernière trouvaille de ces hommes politiques impliqués dans la conduite des  affaires de l’Etat, par  la force des  choses  qui rapportent des sommes d’argent inimaginables à titre personnel, les  honneurs et  toutes saloperies qui  vont  avec, est l’adhésion à l’un ou l’autre camps de ces frères ennemis des partis  TIM et MAPAR. Qu’ils soient élus, membres d’une institution ou simples citoyens adhérents ou pas à un parti ou une association qui  soutient  telle ou  telle  tendance, vous les verrez tous soutenir des  discours  enflammés et truffés d’invectives afin  de diaboliser les  interlocuteurs d’en  face.

Bien obligés par les  circonstances à  soutenir le camp du président  sortant ou le  duo qui,  en 2002 et 2009 avait osé  franchir le Rubicon pour  se  faire introniser avec l’aide de quelques officiers et des politicards véreux qui répondent  toujours présents dès qu’il s’agit de prendre le pouvoir par la voie extraconstitutionnelle, avec les pertes en vie humaine déplorables et les vandalismes destructeurs qui accompagnent toujours les mouvements insurrectionnels. A l’heure où paraissent ces lignes, dans les  salons, sur les  trottoirs, dans les  bidonvilles  des  grandes  agglomérations  et jusque  dans les  chaumières, les  conversations tournent invariablement, soit sur la crainte d’un  samedi 21 avril de  tous les dangers,  soit sur la  nécessité de préserver l’ordre public à tout prix pour ne pas  revivre ces  jours sombres et  dramatiques qui ont précédé en 2009 la fuite de Marc  Ravalomanana le cabochard vers l’étranger. Et  en remontant plus loin encore dans le temps, il  faut se  souvenir de ces  années  de braise qui ont  suivi le premier mandat usurpé d’un homme qui n’a cru nécessaire de tenir compte de la valeur de sa signature lors des accords  de Dakar en 2002. Les habitants de l’île déjà préoccupés par les problèmes d’insécurité au point de ne plus savoir à qui se fier et des contraintes domestiques  quotidiennes, se  trouvent maintenant confrontés à ces chocs des idées qui risquent de déboucher tôt ou tard sur des affrontements entre les protagonistes. En écoutant l’un ou  l’autre entité déterminée à faire valoir le poids de leur cause, il  est difficile de  croire encore qu’un point de consensus pourrait éviter au pays ces scènes d’une insoutenable cruauté qui avaient marqué les  débuts de ces prises de pouvoir par Ravalo et plus tard par un DJ qui rêvait d’être en haut de l’affiche. Le comble est qu’aucun des deux ambitions en lice pour ravir la présidence à Hery Rajaonarimampianina n’est assez honnête pour  avouer à ceux qu’ils appellent à les accompagner dans cette aventurer de la candidature pour 20018, que dans la démarche qu’ils ont initiée, le risque du  sang versé et des décès se trouve à la ligne l’arrivée pour quelques innocents naïfs.

Cynisme politique oblige, les deux  hommes sont habitués à naviguer avec la philosophie de  ceux  qui croient  fermement qu’«il faut casser des œufs pour faire une omelette.» Pour l’homme d’Imerikasinina comme pour le  novice de la politique politicienne, deux,  trois ou  des  dizaines de  tués sur la route vers  un palais d’Etat ne les impressionnent pas du tout. Les victimes et les parents de l’AV7 sont là pour témoigner que l’amnésie est la maladie la plus répandue dans les allées du pouvoir. Du moment que l’exercice des pouvoirs suprêmes revienne à l’un deux. Pour les  responsables de la République, avec les gesticulations teintées de pure provocation sous le couvert de revendications populistes par le biais des parlementaires, les deux prétendants font figure d’épouvantails dangereux. Si l’on croit les insinuations de frileux barons du  régime, derrière le projet de cette rencontre des députés avec les électeurs à Analakely, se cacherait un prétexte destiné à servir de cheval de Troie pour une  conjuration qui ne dit pas encore son nom, facile à deviner. Les «  sapeurs-pompiers » (pas ceux de la caserne de Tsaralàlàna, mais les spécialistes des  extinctions de menées de l’opposition) de tous bords, envahissent les quartiers et les  studios des stations radio et télé pour prêcher l’apaisement sous  forme d’un  refus de participer à l’appel des parlementaires à la solde de ces  deux « cow-boys » qui tentent de se remettre en selle rien que pour pouvoir revivre les  beaux jours de l’exercice abusif des prérogatives étatiques au profit des parents, amis, hommes d’affaires experts en combines diverses comme  dans le  temps. Gavées de slogans lapidaires qui n’arrêtent pas de traiter les hommes au pouvoir de «  voleurs, de  corrompus, traîtres, vendus à l’étranger… », les  foules de  badauds de  Babay et Lohavohitra sont très courtisées pour que les gens viennent jouer les figurants dans une mise en scène macabre qui, si elle a  réellement lieu, méritera qu’on attribue à Ravalo-Andry&Co les palmes de la meilleure démagogie de tous les  temps. Parce que logiquement le peuple en  tant que tel, n’est plus aussi idiot qu’ils le pensent. Mais que si les petites gens  tombent une fois de plus dans les pièges de la manipulation politique, c’est  tant pis pour  tout le monde. Comment peut-on se laisser mener à l’abattoir par des personnages aussi tordus (tous les  deux de  brillants protégés d’un Norbert Lala Ratsirahonana toujours égal à lui-même pour servir de cornac à tous les mégalomanes qui  se  présentent.

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