La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: Plus de 5 tonnes d’or par an vers Dubaï…et l’anarchie

Publié le 05 mai 2018

Que les messieurs de cette 4ème République  qui  a « éprouvé beaucoup de peine à tourner la page des réseaux de la Transition, puissants financièrement et même politiquement, » cette révélation  sur les prouesses maléfiques de la bande à Andry Rajoelina & Co fournie par une source fiable et de  référence ne concerne que quelques uns d’entre  eux. Les services  d’Interpol en sont  même  au  courant que durant la Transition plus  5 tonnes de lingots d’or par an ont quitté Madagascar pour les  raffineries de Dubaï. C’était le temps de l’anarchie. Et dire que le parti MAPAR  voudrait voir  Rajoelina  élu président…Pourtant jusqu’à  présent les  seuls qui ont  été pris mallettes pleines  de lingots d’or  en main ne sont plus en prison. A notre  humble connaissance aucun  d’entre  eux n’a  été traduit en justice. Le plus  fameux n’a passé que  quelques  heures derrière les murs de Tsiafahy avant d’en  sortir grâce aux  diligences douteuses de Me Nicole Andrianarivoson. Dans un pays où  apparemment tout semble être permis pour une certaine classe de la population, seuls les  justiciables de la classe la plus défavorisée et les simples  citoyens qui n’appartiennent pas à la caste des  tenants du pouvoir sont punissables. Les  exemples ne manquent pas. Il suffirait de recenser les individus  qui  croupissent  en prison sous diverses  accusations pour  s’en  convaincre. Les observateurs en parlent sans  désemparer et dénoncent avec vigueur un tel état de  choses  très  scandaleux. Le plus irritant est de  constater que les pires malfaiteurs font partie des personnalités qui dirigeaient  et qui  sont encore en place dans le système actuel.

Ces individus caméléons étaient entrés  dans les  rouages du pouvoir étatique (certains depuis la 1ère République ont transité dans les régimes successifs) jusqu’à fréquenter toujours les rouages de l’Etat  dans le sillage  de Hery Rajaonarimampianina.  A l’heure de cette chasse aux  sorcières inaugurée par l’ancienne ministre de Justice à la fois garde des sots (rusés) qui violaient purement  et  simplement les lois encore  en vigueur pour bénéficier  des milliards des  recettes des  trafics  des  bois  de rose, n’importe quelle personnalité du régime actuelle (parents, proches  collaborateurs du président, membres du gouvernement, parlementaires et des commis  de l’Etat peuvent être  et  son publiquement  accusés  de  corruption par les députés du  changement ces  justiciers du parvis de l’Hôtel de Ville d’Antananarivo. Livrés à la vindicte populaire de la foule des manifestants  et par la  voie  des vagues des ondes radiophoniques  l’amalgame des  accusations et des  délations  aidant, les  accusés n’ont pas droit  au principe de la présomption  d’innocence. Rares  sont ceux  qui peuvent  réagir pour plaider leur cause  et éclaircir leur cas personnel au micro  d’une station complaisante ou  devant les  caméras  des émissions  télévisées comme ont  fait Pety Rakotoniaina et Paolo ce Baralahy qui ne se laisse traîner dans la  boue  des mensonges  et  des médisances sordides  des  réseaux  sociaux menteurs. Personne ne peut nier en toute sincérité  que  dans toutes les  structures  de  toutes  les institutions  et de  toutes les  administrations l’Argent est le signe extérieur de réussite  sociale sans faire de  discernement sur la source et les donateurs des espèces  sonnantes  et très influentes pour amener tel ou  tel décideur à  changer  d’avis au profit du mieux  disant dans le cadre d’un litige, d’un procès ou d’une démarche pourtant illégale.

Il serait  donc injuste de  ne  considérer comme  gibiers  de  potence et de personnes qui méritent de pourrir en prison les  seuls  responsables  actuellement au pouvoir. Au même titre  que leurs prédécesseurs, les signataires  des  documents financiers  qui ont permis les paiements des centaines  de milliards  d’Ariary mal acquis par le biais  des octrois  des marchés publics  et des  arrangements sur les  recettes fiscales  et  douanières doivent aussi être  traduits devant un  tribunal populaire sans  attendre l’hypothétique et trop lointain  tribunal  de l’histoire. Les parrains et les passionarias de la Transition, des  anciens  collaborateurs de hauts  responsables de Haja Resampa, de Mamy Ratovomalala et ces  braillards  de la  Place du 13 Mai  méritent eux  aussi de répondre  de leurs actes  devant des tribunaux avec  des  juges qui n’ont à  voir avec l’anarchie des  complicités  qui ont permis à Christine Razanamahasoa d’exploiter sans vergogne toutes les  juridictions de Madagascar en usant  de son influence  de ministre auprès des  procureurs  généraux  et  des procureurs  sous  son  autorité. A coups de  10, 15 milliards  et même plus, celle  qui  accuse ses pairs les parlementaires  de  « corrompus » dès que ce  dernier n’épousent pas les  visées de leur  douteux mouvement, ramasse les prix  de son  silence  et de  ses interventions bloquantes en  faveur des  dossiers  compromettants sur les  trafics  des  bois  de rose  et d’or… Maintenant qu’elle n’est plus au ministère les  langues  délient  et livrent  aux médias  des preuves. A les  entendre se livrer à des procès  d’intention à l’endroit des hauts  conseillers d’Ambohidahy qui aurait  cru que  ce beau monde avait les mains propres. Les  confidences  faites à notre  rédaction  sur le niveau  de  corruption  de Me Hanitra du  TIM  sont  difficile à croire, mais  quand on  entend  ses propres partisans frustrés  d’avoir été  blousés à propos d’une forte somme à partager,  d’ un Pety Rakotoniaina  déballer  devant un journaliste de la télé les  compromissions  de  celle-ci concernant les  achats des  consciences des parlementaires, on  ne  croit pas  ses  oreilles. Chose incroyable, après les  décisions de la Haute Cour Constitutionnelle  sur  ces réformes  électorales qui ont  fait  couler tant de  salive et  d’encre, personne  ne  semble  se  souvenir des propos provocateurs et méprisants de  Rivo Rakotovao parce qu’en  tant  que président  du  Sénat  et à la fois  chef  de file du parti présidentiel HVM, parce  qu’il n’a pas  su  tenir  sa langue, le président  de la République  est  devenue actuellement l’objet de l’hostilité du public au point  que  des esprits malveillants veulent à  tout prix la tête et la démission de  Hery Rajaonarimampianina. Des mauvaises langues racontent même qu’en agissant  de la sorte  sur le plan  constitutionnel  avec les malheurs d’un président  démissionnaire ou  dans le pire  des  cas « destitué », Rivo Rakotovao s’attend à  voir le bonheur  de  celui qui assurerait « l’intérim de la  présidence (sa personne). Confucius,  ce puits de la sagesse chinoise a  dit un jour : « On peut tuer le général d’une armée,
mais non l’ambition dans le cœur de l’homme. »  Qui nous dit que le patron  du parti présidentiel n’a jamais  rêvé de  devenir le Calife à la place du  Calife, jusqu’à  la prestation  du serment du nouveau président  élu qui pourrait être  quelqu’un  d’autre que Hery Rajaonarimampianina ? A la grande  joie de l’homme nouveau qui a  su négocier sa victoire par des négociations tactiques avec l’homme fort de la période  de  vacance de la  présidence. En attendant, pour  faire  diversion, le parti HVM  ne manquera pas  de  détourner l’attention  de l’opinion  vers un bouc  émissaire idéal pour occuper les  esprits  et endormir la confiance d’un Hery Rajaonarimampianina trop préoccupé par cette campagne de  dénigrement sans pitié dont il  fait l’objet. Alors  que les plus  critiques  des  observateurs  sont unanimes pour  admettre que le bilan  de  son mandat « est demi-teinte, mais loin  d’être  catastrophique. » A l’appui de cette  tolérance déplacée pour la majorité des  habitants, un expert international nuance son jugement  sans  craindre  d’affirmer que « gérer le pays après une période de Transition aussi désastreuse est toujours  extrêmement compliqué… » Pas d’impunité pour les  « barrons  voleurs » de la Transition !

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