La Gazette de la grande ile

Force et faiblesse des députés du changement ou du pas changement

Publié le 08 mai 2018

La force ou l’une des forces de ces députés pour le changement est d’avoir mis à nu la corruption dont tout le monde parle à l’Assemblée Nationale. Leur force est d’avoir dénoncé la manière dont les lois sont votées à l’assemblée quoiqu’ils aient dû dénoncer cette pratique depuis belle lurette ! En effet, tout le monde sait que les textes que ces députés -qu’ils soient du changement ou pas- avaient voté, beaucoup d’entre eux ne les ont pas lus, peut-être même que beaucoup d’entre eux ne savent pas les tenants et aboutissants de ces textes. Tout le monde sait la vitesse à laquelle ces députés –qu’ils soient du changement ou non – ont voté les différentes lois de finances successives. Tout le monde connaît les manœuvres dilatoires dont la politique de la chaise vide que ces députés – qu’ils soient du changement ou non – ont fait quand il s’agit de voter des textes qui risquent de les coincer eux-aussi, tels les textes sur le recouvrement des avoirs illicites, car – qu’ils soient députés du changement ou non – ils ont leur mentor qui ont des avoirs illicites quelque part en France, à l’Ile Maurice, à Dubaï ou on ne sait trop où.

La faiblesse par contre de ces députés – qu’ils soient du changement ou pas – est qu’on ne voit pas réellement leur compétence technique. On les entend hurler, on les voit se bagarrer, on constate le très bas niveau des discussions à l’assemblée, on voit même parfois le forcing aujourd’hui par certains de ceux qui en appellent au changement –pas tous cependant…et on voit à quel point, au moins l’une d’entre les députés dénonce avec véhémence la corruption : la député Christine Razanamahasoa. Dans les déplacements des députés pour le changement vers les ministères, la député Christine Razanamahasoa pointe du doigt la corruption qui est la marque de fabrique de ce régime. Elle n’a pas tort, mais malheureusement, beaucoup auraient préféré que ce soit d’autres députés pour le changement qui le disent, car le milieu de la justice particulièrement s’est beaucoup plaint de la corruption qui y prévalait du temps du règne de Christine Razanamahasoa au point que les magistrats en sont arrivés à organiser des assises nationales avec des résolutions tonitruantes que la même Christine Razanamahasoa n’a pas signées. Les concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes n’ont jamais autant été critiqués que du temps de Christine Razanamahasoa si bien que des responsables au sein de l’école ont trouvé le moyen de changer rapidement le règlement intérieur afin qu’à défaut de bloquer les « nuls » à l’entrée de l’école, qu’au moins ils arrivent à les bloquer une fois que ces élèves magistrats qui ont réussi par le miracle de la transition et de Christine Razanamahasoa soient recalés à la sortie de l’école. Une des faiblesses de ces députés pour le changement est de laisser quelqu’un parler aujourd’hui d’un sujet pour lequel elle a été fortement critiquée et pour lequel elle ne devrait pas trop parler.

La force de ces députés pour le changement est d’avoir réussi à rappeler aux électeurs et citoyens que les députés ont l’obligation de rendre compte aux citoyens des lois qu’ils votent. Leur force est d’avoir ainsi rendu public que pendant des années, ils ne l’ont pas fait mais aujourd’hui et dorénavant, ils vont le faire, tandis que les députés qui ne sont pas pour le changement continuent eux à être invisibles. La force des députés – qu’ils soient du changement ou pas – reste leurs électeurs ou plutôt reste les électeurs. S’ils ont l’adhésion pleine des électeurs, ils auront gagné en crédibilité ; s’ils n’ont pas l’adhésion des électeurs c’est que définitivement la chose politique a écœuré une grande partie des électeurs et les premiers responsables sont malheureusement ces hommes et femmes de la politique, de l’exécutif jusqu’au législatif.

D.R.

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