La Gazette de la grande ile

Procès du HVM: Coupable de trop de crimes !

Publié le 09 mai 2018

Le 21 avril 2018, les tirs à balles réelles ont-ils été ordonnés par le HVM pour disperser la foule ou pour protéger les forces de l’ordre en état de légitime défense ? Peu importe, la foule aime les raccourcis faciles et les raisonnements simples. Elle retient que les tirs ont tué des innocents. Pour elle, Hery Rajaonarimampianina a tué, comme Marc Ravalomanana le 7 février 2009 et Didier Ratsiraka le 10 août 1991. La foule ne pardonne pas les crimes de sang. Le fait d’ôter la vie est perçu comme le pire des méfaits et des péchés. Le sang versé le 21 avril 2018 est-il le premier et le dernier crime que l’on peut reprocher au régime ? Certainement pas. On se souvient de l’horreur perpétrée à Antsakabary, dans le district de Befandriana Nord, par des policiers en furie qui ont incendié trois villages habités. A côté de ces crimes commis sur des personnes, il ne faut pas oublier les autres crimes et délits. De hautes personnalités se sont livrées à des importations illicites d’armes à feu qui ont servi à des attaques. Ces ventes illégales sont des crimes prévus et réprimés par le Code Pénal. De hautes personnalités ont participé à la confection de faux billets de banque et de faux passeports. Ce sont encore des crimes. De hautes personnalités ont détourné des deniers publics se chiffrant à des milliards d’Ariary. Ce sont encore des crimes. De hautes personnalités ont ordonné ou commandité des séquestrations de personnes. Ce sont toujours des crimes. Les hautes personnalités dont il est fait référence sont des conseillers du Chef de l’Etat et du Premier Ministre, des ministres, des directeurs généraux, des secrétaires généraux, des maires, des comptables publics, des conservateurs des domaines, des magistrats, des policiers, des gendarmes, des militaires, des hauts gradés, des députés et des sénateurs. La liste des individus mis en cause serait presque inépuisable si l’on mentionnait tous les délits, en plus des crimes. Tout ceci pour dire que les orateurs de la Place du 13 Mai ne doivent pas se focaliser sur les seuls crimes de sang. Ils ont tout à fait raison de faire leur grand déballage sur tous les autres abus. La masse de la population ne possède pas les outils pour distinguer une contravention, un délit et un crime mais le bon sens l’invite à réclamer que les injustices cessent. On peut dénoncer les excès de la parole libérée sur la Place du 13 Mai, mais ils ne sont que le reflet des excès du régime. Les révélations publiques sur les crimes et délits commis par les puissants du régime donnent un avant-goût des procès qui les attendent, du moins pour ceux qui n’auront pas pu fuir. En l’absence de débats contradictoires, la Place du 13 Mai ne se substituera jamais à un Tribunal, mais elle donne la part belle aux plaignants qui sont ignorés par un système judiciaire défaillant. La Place du 13 Mai n’existe que par la déliquescence de l’Etat de droit. Place du défoulement de la parole, elle est le lieu du déchaînement de toutes les passions et récupérations politiques.

PN et Folojaona

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