La Gazette de la grande ile

Rolly Mercia : Factotum insensé d’un menteur de classe internationale

Publié le 09 mai 2018

Alea jacta est ! Lorsque le peuple d’une nation déverse sa bile contenue depuis 4 ans ; lorsque ce peuple n’a plus peur de déballer les pires magouilles basées sur l’abus de pouvoir et la corruption avérée, faites par les membres de ce régime Hvm composé d’individus hétéroclites sans honneur ni dignité ; lorsque ce même peuple réclame haut et fort la démission du premier dirigeant de cette nation -élu démocratiquement ou non-, ayant ainsi perdu toute légitimité, il n’a qu’une solution et unique : se retirer sans plus chercher à « dialoguer » et à «négocier » (quoi au juste ?).  Et surtout pas avec le concours d’entités venues de l’extérieur déjà coupables de la situation en ayant créé, en 2013, cette connerie de « Ni… ni » qui a débouché à la situation actuelle, et qu’elles rejettent à présent (l’inclusivité de tous les candidats). Auraient-elles oublié ou ne seraient-elles pas au courant (la Sadc and co) qu’il y a eu mort d’hommes (au moins six et non deux seulement) le 21 avril 2018, à cause d’une entrave à la liberté d’expression ? C’est universellement impardonnable. Pourquoi alors vouloir cautionner un menteur de classe internationale ? Réécoutez son interview sur Rfi, le 29 avril 2018 où il dit, entre autres : « Démissionner, ce serait trahir le peuple malgache ». Oserait-il jurer au peuple malgache qu’il a tenu ses promesses électorales et respecté la constitution en 4 ans de pouvoir ? Voire. Car, dans le domaine du contrôle de constitutionnalité, la Haute cour constitutionnelle (Hcc) vient récemment de désavouer le « travail exceptionnel » du gouvernement Mahafaly. Or, le président Hery avait fermement affirmé, sur Rfi aussi : « Les parties du gouvernement ont soumis ces lois au parlement et je peux vous dire que les règles d’approbations et de vote de ces lois ont été respectées scrupuleusement ». Mais ce n’est de lui dont il s’agit ici…

Parmi les artisans de cette cinglante et incontournable défaite inexorable du Hery vaovao (sans être devin, cette pluie de qualificatifs sera justifiée, dans l’avenir proche), qui ne pourra jamais inverser la vapeur par sa propre faute (à moins d’organiser un génocide style Sabra et Chatila à Beyrouth en 1982), un factotum de première qualité mais qui, hélas, a irrémédiablement terni la déjà très mauvaise réputation de son patron (mais lequel exactement ?). Connaissez les dernières conneries de Rolly Mercia, actuel ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions (MCRI). Comme il aime le déballage, il va être servi largement ici. Attention, il ne s’agit pas d’un règlement de compte. En aucun cas. Mais lorsqu’on se trouve à un poste de la fonction publique de haut niveau, il faut assurer et assumer. Go !

Rolly Mercia a été journaliste sur le tas qui a débuté comme pigiste à Midi Madagasikara sous la signature de Harry Rahajason. Il n’y est pas resté longtemps car, en parallèle, il écrivait aussi à Madagascar Tribune sous le pseudo de Rolly Mercia, hérité du temps où il était MOP (Main-d’œuvre pénale) à la prison de Maevatanàna. Il resta donc à Tribune pour un long temps, à partir de 1988. En 2003, il rejoint l’équipe du nouveau quotidien que vous tenez entre vos mains. Au fil du temps, il fera le tour de presque tous les quotidiens de la Capitale malgache. En 2009, ayant réussi, auparavant, à être un proche du maire Andry Rajoelina, il sera parmi les acteurs bases de la communication de la révolution orange. Dès lors, les portes du pouvoir lui seront grandes ouvertes. Pour abréger, il fut directeur de la communication de la présidence de la Transition pour finir par être nommé ministre de la Communication, le 26 mars 2011, par Andry Rajoelina. Il devint donc une personnalité respectable et respectée en reprenant son véritable nom : Harry Laurent Rahajason.

Et, durant plus de trois ans, il œuvra dans le bon sens, c’est-à-dire non pas pour les beaux yeux d’Andry Rajoelina, mais pour l’intérêt du grand nombre et celui de la profession de journaliste. Mais en avait-il trop fait au point d’être devenu gênant, malgré sa participation active pour faire élire Hery vaovao ? Quoi qu’il en soit, le 26 février 2015, un mois exactement après la prestation du nouveau président élu, Hery Rajaonarimampianina, il est limogé sans ménagement. Récupéré alors par Mamy Ravatomanga, il deviendra Directeur général du groupe de presse de Sodiat et appliquera des attaques en règle contre le régime Hvm et tout ce qu’il représente, jusqu’à traiter le filoha Hery de démon (« devoly ») et son directeur de cabinet Henry Rabary-Njaka de « gasy vao tonga » (arriviste). Il fera, hélas encore, dans cette méthode aucunement journalistique. Que s’est-il passé dans son esprit ou que s’est-il passé tout court ? Le 4 novembre 2015, il annonce publiquement qu’il quitte le groupe Sodiat et même le groupe politique Mapar. Puis, petit moment de silence radio. Entre-temps, il me l’a lui-même confié ultérieurement, le régime Hvm avait épongé une large partie de ses dettes (je n’écris pas le montant ici mais elles sont faramineuses), qu’il avait rencontré Hery, qui lui avait dit qu’il s’occuperait de lui.

Effectivement, après des attaques interminables contre Mamy Ravatomanga et tout ce qui est Mapar (« Miaraka amin’i Prezidà Andry Rajoelina »), dans les médiaboliques du pouvoir (« La Ligne de Mire » et « Triatra »), Rolly Mercia est renommé ministre de la Communication, le 20 avril 2017, par son ancien collègue du ministère des Finances et du Budget avec qui il a fait les 400 coups…. On va voir ce qu’on va voir ! Hélas, utilisant la même recette pour diaboliser Mamy Ravatomanga et Andry Rajoelina, comme il a diabolisé Hery Martial et Rabary-Njaka, la mayonnaise a tourné… contre lui. Je ne parlerai pas ici de sa mainmise sur le mode de délivrance des prochaines cartes de presse professionnelles. Non, je vais vous démontrer, en photos qui plus est, le ridicule de batailles pourtant perdues d’avance. Ce qui, dans un sens, ne peut expliquer pourquoi ce triste sire s’entête à se maudire et maudire sa descendance.

Concernant le limogeage programmé du maire de Mahajanga, Mokthar Andriatomanga, Rolly Mercia était si sûr de la victoire -SA victoire- qu’il est passé à la vitesse supérieure dans l’ignominie, traitant aussi, entre autres ingratitudes verbales gravissimes, Andry Rajoelina de «gasy vao tonga » et annonçant, avant l’heure, un verdict de suspension du maire Mokthar. C’était le 12 avril 2018 sur radio Antsiva. Le lendemain, vendredi 13 (aïe, aïe, aïe), malgré les mallettes magiques, 10 des 19 conseillers municipaux de la Cité-des-Fleurs, ont renouvelé leur confiance au maire élu sous les couleurs du Mapar. Déconfiture pour le factotum mais, surtout, déception totale pour Hery Rajaonarimampianina qui, en personne, le 30 mars 2018, est allé jusqu’à faire annuler un vol commercial, après avoir fait annulé un vol privé, pour empêcher Andry Rajoelina de se rendre à Mahajanga. Car ce ne fut pas un Pds (Président de délégation spéciale) qui est venu l’accueillir, le 14 avril 2018, mais une foule dont les banderoles contestataires avaient été arrchées de leurs mains et confisquées par les forces de répression au service du régime Hvm. Logiquement, Rolly aurait dû être limogé à ce moment pour incompétence. Et, au lieu de se racheter, il a plus encore fait honte au président de la république. A Toamasina cette fois, et dans le cadre de la Journée mondiale de la Liberté de la Presse 2018. Certainement pressé de se racheter de son échec cinglant dans la région Boeny dont il est ministre coach (de qui et de quoi ?), il avait fait confectionner une stèle à la gloire de son Excellence Monsieur le président de la république et de Monsieur le Premier ministre de la république. Admirez le travail en photos !

Le soir même de ce 3 mai 2018, tout a été effacé sur cette stèle de la honte. Là encore, il aurait dû être limogé car le mal avait été fait. Hélas, ils doivent être masochistes dans les palais présidentiels. Je laisserai de côté son absence lors du décès et des obsèques de Madame Fafah, Directeur général de Midi Madagasikara où il avait débuté une carrière de journaliste, qui a amené Hery vaovao himself à faire une remarque peu réjouissante.

L’autre acte ridicule concerne son ministère lui-même, avec en tête, l’inamovible Secrétaire général depuis la période de transition, Guy Laurent Ramanakamonjy, appuyé par Alain Désiré Sambany, directeur du CEFOM (Centre d’Etudes et de Formation Multi-média) qui dépend du MCRI. Malgré la distribution d’argent, ils n’ont pu rameuter qu’une cinquantaine de personnes en majorité fonctionnaires du MCRI. Primo, c’est une politisation extrême de l’administration publique ; secundo, c’est du militantisme à la Hitler ni plus ni moins. Plus besoin de commentaires, voici les preuves en photos et bastà ! Rolly, çà, suffit ! Vade retro satana et que cet article serve à l’avenir pour que ne se reproduise plus jamais ce genre de situation à Madagascar. Tel est le but, mon but.

Jeannot Ramambazafy

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