La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY: Place du 13 Mai 2018 : farce politique et règlements de comptes.

Publié le 14 mai 2018

Deux merina prétendants au trône qui font semblant de se chamailler avec le président sortant, rien que pour pouvoir écarter l’émergence d’un candidat favori originaire de la périphérie, en bloquant d’ores et déjà les votes de la capitale et des électeurs de la diaspora inscrits dans les provinces. Ils tablent sur la masse  d’un vote  ethnique. Les cerveaux de ce  calcul politique abject espèrent dans le pire  des  cas, assurer le succès  de l’un des trio au premier  tour pour ensuite garantir la victoire  finale de  ce dernier avec  le soutien massif des reports de voix des deux perdants  du premier tour. Il s’agit ici  d’une pure  spéculation gratuite qui est basée sur des données scientifiques de base acceptables. Elle est tout juste le fruit des  craintes de l’ensemble d’une majorité jusqu’ici silencieuse qui trouve que toute cette farce risible à  grand  spectacle  de la Place du  13-Mai n’est qu’une manipulation destinée uniquement à arrimer l’opinion sur une stratégie inavouable, mais bien ancrée dans l’esprit de  quelques nostalgiques de cette hégémonie perdue qui  consiste à barrer par  tous les moyens l’arrivée à la présidence de la République  d’un natif de l’une ou l’autre des  20 régions  excentriques. Sinon, comment justifier cette mascarade sanglante  pour laquelle, dans la plus  pure tradition des conjurés d’Ambatobe de l’an 2009, ce  samedi 21 avril 2018, des  vies humaines  ont  été sacrifiées (sacrilège immonde) sur ce lieu  éminemment historique de la Place du 13-Mai.

Loin de  nous l’idée de donner  raison à un président Hery Rajaonarimampianina qui n’a pas su saisir la chance que  toute la communauté internationale lui  avait offerte  pour avoir l’honneur de « sortir Madagascar des 5 années d’une crise catastrophique » sous l’égide d’un régime de  Transition de  tous les  trafics et de  toutes les combines imaginables. Nous assistons tous actuellement au  spectacle aberrant de cette farce  grotesque politique animée par quelques  députés acquis au sens propre comme  figuré, corps  et  âme. Ils sont au service (très secret de Sa Majesté la Cause de l’Argent Sale) de  leurs mentors paniqués  à l’idée d’être rattrapés par les retombées fiscales et pénales de  l’enrichissement illicite. Force est de reconnaître que ce sacré VANF n’a pratiquement pas tort de  déplorer qu’il y a « outrages aux bonnes  mœurs politique » lorsqu’on se retrouve de nouveau actuellement encore avec cette « même dictature d’une minorité bruyante, la même tyrannie de la rue » d’un passé tumultueux u’on aurait aimé ne plus revoir. Selon ce confrère, sans état d’âme (pas seulement pour les commerces  d’Analakely), « chaque manifestation  sur cette place du 13-mai se traduit par  une  perte sèche, économique donc. Mais morale également quand on entend une députée sortir de son  rôle d’interpellation politique pour verser dans l’appel au lynchage, la diffamation et  l’insulte. » La criante légitime de Nasolo-Valiavo Andriamihaja est d’une justesse très lucide quand il nous  prévient que « si jamais le pouvoir devenait vacant, ce serait folie, suicide et aberration, que de confier la direction du pays à ceux qui  s’ingénient à décrédibiliser le principe de l’autorité et l’idée même de l’Etat. » Finalement,  on est tous bien obligés d’admettre le point de vue de  Hery Rajaonarimampianina sûr de lui, en déclarant devant les journalistes d’AFP, de RFI et du  Journal Le Monde, à propos de ce qui  se passe  actuellement dans la capitale et dans quelques villes de  province faisant pratiquement l’objet d’une agitation provoquée dans des buts précis non avoués. «J’ai déclaré que c’était simplement et purement un coup d’État ! Ce n’est pas une question de peur, d’être renversé ou non, » disait-il.

Les observateurs se perdent en conjecture, surtout qu’après avoir semé purement et simplement la pagaille  jusqu’à provoquer des  émeutes un peu partout, les meneurs et provocateurs de cette hystérie collective n’arrivent pas à expliquer pourquoi après tant de remous, de réticences à  se mettre autour d’une table pour trouver  une porte de sortie honorable pour tous les  protagonistes, les patrons des partis frondeurs s’entendent en douce avec un président sortant qui campe droit dans ses bottes. Au point d’affirmer en ce qui concerne Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina «S’ils sont candidats et que les dispositions légales leur permettent de l’être, il n’y a pas du tout d’inconvénient. » Et que pour ce qui est de sa personne, au cours de cet entretien avec des représentants de la presse parisienne,  à l’intention de  ses détracteurs, sans aucune « hésitation », il a fait la riposte suivante : «je vais leur répondre de manière très simple. Je suis président par la volonté du peuple malgache. Il y a eu des millions de personnes qui ont voté pour moi et ce serait vraiment trahir cette volonté du peuple que de démissionner. »  Pour enchaîner ensuite  à propos des forces  de l’ordre accusées d’avoir tiré avec des balles réelles sur des manifestants : « On veut imputer à l’état une responsabilité qui n’est pas la sienne. » Certitude que rejoint VANF quand il révèle quelques clichés propres aux acteurs politiques de ce pays. « Tant qu’ils sont dans l’opposition à arpenter la Place du 13-Mai, les politiciens malgaches qualifient cet EMMO  de « force de répression ».Une fois que les mêmes sont parvenus au pouvoir et ses privilèges, le même EMMO devient le cerbère très républicain d’un temple envahi par les marchands. Tant qu’ils sont dans l’opposition, à battre le pavé autour des ministères pour en débusquer les fonctionnaires assidus à leur poste, les politiciens malgaches pointent du doigt la Haute Cour Constitutionnelle, ce laquais aux attendus sur commande. Après que les mêmes  individus aient été investis par une HCC autrement recomposée, et voit s’offrir à  eux les dividendes du pouvoir, on leur découvre un amour inattendu des « considérants d’Ambohidahy. Et cerise sur le gâteau, ajoute cette fine plume de la presse malgache, « Tant qu’ils sont dans l’opposition, les politiciens malgaches crachent abondamment sur le fauteuil présidentiel,  celui-là même qu’ils convoitent outrageusement,  sans se rendre compte que l’insulte à l’institution prépare déjà le prochain putsch moral ». Et lui  de prêcher en moralisateur « On peut faire de la politique autrement qu’en  bloquant la machine administrative ou en menant la rue  à l’assaut des institutions d’Etat ». Que tous le  mégalos bornés, les fous du pouvoir pour le pouvoir retiennent que « Dans ces  pays où la démission n’est pas abandon  de l’Etat. Dans ces pays où la passation s’honore de bonnes manières républicaines. L’alternance ne s’y fait pas sur les  ruines de la maison vandalisée du  concurrent politique, ni devant les boutiques éventrées des commerçants, ni dans l’odeur âcre  des bandes sonores d’une radio nationale cramée. » Les maniaques de la conquête du pouvoir sans passer par les urnes n’écouteront sûrement que leurs gourous et mécènes, des rapaces qui ne rêvent que de butins et de se conduire en pays conquis. Les citoyens de bonne foi feront toujours barrage et comme VANF le déclare avec conviction : «Ce sera  à qui se lassera le  premier. » Chiche !

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