La Gazette de la grande ile

Brigade de la Gendarmerie de Manjakandriana: Décès d’un suspect par des tortures fatales

Publié le 16 mai 2018

Si la vindicte populaire est maintenant choisie par les Malgaches comme jugement, elle est devenue un problème majeur pour l’Etat. Certains membres des forces de l’ordre optent pour la violence et la torture dans l’accomplissement de leurs tâches. Ainsi, les  éléments de la gendarmerie de la brigade de Manjakandriana qui étaient chargés de diriger une enquête sur une affaire de vol, ont gravement blessé leurs suspects, objets de l’enquête. Malheureusement, l’un d’entre eux a fini par succomber à ses blessures, une fois arrivé à Tana.  Alors que le 29 avril dernier, sept bandits avaient attaqué le domicile d’un paysan pour y dérober un coffre contenant quelques millions d’ariary, les éléments de la brigade de Manjakandriana ont tout de suite procédé à leur recherche. Le 4 mai dernier, un suspect âgé de 49 ans a été arrêté dans le Fokontany d’Ambohipeno, à environ 20 kilomètres de Manjakandriana. Il a été menotté et attaché à une moto de l’agent qui l’avait capturé. Une fois qu’il est arrivé à Manjakandriana, la torture a commencé dans le cadre des enquêtes. Tous ses amis ont été agressés, mais la pire torture a été pour ce défunt. D’après les informations recueillies, il a été frappé par des planches couvertes de clous. Ses chevilles se sont déboîtées à part d’autres coups qui lui ont été portés… Le délai de leur détention à la brigade de Manjakandriana a été largement prolongé, car ce n’est que le 9 mai que l’enquête a été conclue. Ils ont alors tout de suite été transférés à la brigade de Betongolo pour attendre leur déferrement au parquet. L’état du défunt étant très critique, la brigade de Betongolo en a informé celle de Manjakandriana. Auteur des tortures, cette dernière a ensuite envoyé un de ses éléments pour s’en occuper. Le soir du 10 mai, il a été emmené à l’infirmerie de la FIGN pour recevoir des soins, et en pleine nuit, le médecin chef a fait sortir du lieu le fils du défunt, lequel lui servait de garde-malade. Le matin, son ventre était couvert de blessures. Selon son fils, son ventre a été encore brûlé. Il a été déferré au parquet dans un état très faible avec les autres suspects le  vendredi dernier et tous ont été placés sous mandat de détention préventive à la maison centrale d’Antanimora. Il est décédé avant même

d’arriver dans sa cellule. Ce cas reflète également la violation des droits de l’homme par les forces de l’ordre. Ces gendarmes sont-ils incapables de mener leur enquête sans torture ? Le médecin-chef de la maison centrale d’Antanimora a conclu que les motifs du décès étaient des contusions organiques internes et corporelles externes par tortures physiques fatales. A préciser que cette question de violence à l’égard des suspects  pendant les enquêtes fait déjà l’objet d’une interdiction stricte par une loi en vigueur sur le territoire de la République, mais il y a toujours ceux qui sont au dessus de la loi. Le respect des droits de l’homme doit être toujours présent même pour un criminel né. C’est la raison pour laquelle la vindicte populaire est interdite. Un appel est alors lancé aux responsables de prendre les mesures adéquates pour éviter que de telles situations ne se produisent, car cela entraîne le mécontentement de la famille des victimes et peut aller ainsi  jusqu’à l’attaque des casernes, un problème sérieux pour l’Etat.

M. Doris

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