La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: Trois merina au pouvoir et le règne de l’enrichissement illicite

Publié le 16 mai 2018

Dans une  de ses pertinentes publications notre confrères Jeannot Ramambazafy  a cru  bon  de  nous  rappeler  que  « L’heure n’est pas aux regrets (qui ne viennent toujours qu’après de toute façon). Mais le tribunal de l’Histoire ne sera pas tendre envers Hery Rajaonarimampianina -et sa bande de cloportes incompétents mais budgétivores-, considéré, dorénavant, comme un plagiaire, un parjure, un diseur de bonne aventure, un individu qui renie son propre passé et un homme qui ne respecte pas la parole donnée. » Il n’a pas oublié aussi  le temps des « clivages au niveau des officiers avec un retour également de «l’ethnicisation» du tableau d’avancement des officiers et des pratiques discriminatoires dans l’attribution des postes de commandement, en fonction du degré de loyauté au régime » qui prendra un aspect très inquiétant embrassant tous les  secteurs de l’Etat durant la présence de Marc Ravalomanana au pouvoir et même lors durant la Transition au cours de laquelle, il  fallait  supporter  la présence  des  « CVP »(abréviation  d’une  classification tribale insultante que la morale nous interdit de dévoiler) dans les  coulisses du pouvoir.

Toujours est-il que d’autres  analystes  de  renom ne  cachent guère l’existence de ces rivalités   à base régionale plutôt qu’ethnique. Comme ces  sources le dévoilent, après les cycliques bouffées de colère d’une masse populaire qui  « accélère la paupérisation de la population, le laminage de la classe moyenne, et l’enrichissement d’une nouvelle minorité de profiteurs » il est visiblement patent que  « Le caractère oligarchique du pouvoir va se renforcer en se renouvelant… » En prenant la succession du pouvoir PSD  de Philibert Tsiranana, l’équipe du  Général  Ramanantsoa avait démoli  les structures provinciales de l’île mettant ainsi la  gestion administrative et financière du pays pratiquement sous l’hégémonie de la capitale. Cette  domination de fait des  ressortissants d’Antananarivo a été  très mal pris par une large frange des natifs du littoral et quelques officiers conduits par le colonel  Bréchard Rajaonarison décident d’entrer en rébellion contre le gouvernement Ramanantsoa. La Révolution  Socialiste de Didier Ratsiraka avait tenté tant bien  que mal de  calmer le  jeu en essayant de remettre en valeur certains avantages amputés aux intérêts économiques en  général  et aux prérogatives des  collectivités de base. En 2002, après les agitations postélectorales programmées par Marc Ravalomanana «L’amiral a eu face à lui un laitier coriace et plus retors que lui. En effet, Marc Ravalomanana a refusé un second tour, malgré des accords signés deux fois à Dakar, agrémenté d’un authentique baiser de Judas. Et pour chasser une seconde fois l’Amiral, il a utilisé des militaires réservistes dans une «pacification» extrêmement mortelle en 2002. » Installé au pouvoir par autoproclamation, le patron du Groupe TIKO fera tout pour mettre les prérogatives  étatiques au service des intérêts de  son  empire industriel, avec  tous les  abus et les privilèges exagérés  qui vont  avec. Il a  fallu l’insurrection provoquée par  Andry Rajoelina en 2009 avec  des moyens de destruction violentes,  des  vandalismes  et des appuis  financiers des milieux  de la bourgeoisie des  affaires  de la capitale pour que le règne de l’autocratie cesse dans les  bruits  et la fureur. La période des pratiques  et  des  commerces prohibées des  bois de  rose, de l’or  et  d’autres  ressources supposées favoriser le budget de l’Etat avait entraîné les  beaux  jours  et l’enrichissement illicite des barons et des opportunistes  de l’entourage du  couple Rajoelina. A la fin  de la Transition, la majorité de la population se  trouvait  toujours dans une  situation  si précaire qu’il est  aujourd’hui difficile de prédire le sort  de l’ancien DJ dans  son  ambition  de briguer un mandat présidentiel. C’est  dans un contexte pareil que la  4ème République et  Hery Rajaonarimampianina entre  de plein pied dans l’arène politique du pays. « Mais dans son cas, on peut nourrir un certain pessimisme, » écrira avec  justesse un expert en matière d’histoire politique  de Madagascar. La suite  des  évènements  lui donnera  raison surtout jusqu’à ces  récents  soubresauts politiciens commencés  dans les  travées  de  l’Assemblée Nationale pour drainer des  foules dans les  rues d’Analakely au point de provoquer  « une manifestation  qui a dégénéré » selon les  dépêches  d’agence. Commencés sous prétexte d’une rencontre  de quelques députés  frondeurs des partis  TIM de Marc Ravalomanana  et MAPAR d’Andry Rajoelina, les mouvements de protestations  vont  continuer  jusqu’à la réclamation  de la démission   du président Hery Rajaonarimampianina. Aux  approches  de la course  à la présidence prévue  pour  cette  année 2018, les manifestations  et manœuvres du parvis ont fini par  réveiller  au  sein  de l’opinion un  reflexe d’auto-défense  basé  sur les  gestions  catastrophiques  du pays par ce  trio qui,  en  réalité n’a fait qu’enfoncer le pays dans la  pauvreté  pendant  que les  courtisans  qui l’ entouraient  se  complaisent  dans les fortunes mal  acquises au nom  d’un  favoritisme illégale  et catastrophique pour les intérêts  supérieurs  de la nation. Voilà un constat  généralisé  qui pèsera  très lourd sur les prochains  jours dans la recherche de l’apaisement d’un climat politique sous  tension.

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