La Gazette de la grande ile

EDITO: Pourquoi on ne veut plus d’une quelconque transition

Publié le 16 mai 2018

Il y a au moins un point sur lequel des personnes pour ou contre le mouvement actuel s’entendent, c’est qu’il est hors de question d’entrer dans une transition. Tout le monde s’accorde à dire qu’une transition ou la transition n’apporte et n’a rien apporté de bon. La transition la plus récente et celle à laquelle tout le monde pense dès qu’on parle de transition est celle de 2009-2014. Cette transition n’a pas laissé de bons souvenirs aux Malagasy loin s’en faut, ne serait-ce que parce que tous ceux qui étaient dans les hautes instances étaient  nommés et ne pouvaient prétendre représenter qui que ce soit, car les gens ne se reconnaissaient pas en eux. Il en est ainsi des CT et CST. Ils étaient heureux d’être là, d’être grassement payés sans passer par la voie des urnes, de jouer le rôle de législateurs sans aucune représentativité.

La justice a perdu énormément de sa superbe durant la transition considérée par bon nombre de magistrats, mais aussi de justiciables comme étant la période sombre de la justice. On se souvient des déclarations tonitruantes lors des assises avec des résolutions qui faisaient froid dans le dos, mais qui ont rendu public les maux de la justice, les interventions, les concours d’entrée à l’école de la magistrature. C’était ça aussi la justice, des personnes pas forcément compétentes font partie d’un corps prestigieux juste parce que c’était la transition. On a vu toutes ces personnes non élues, mais pleines d’elles juste parce qu’elles avaient un pouvoir. Beaucoup se souviennent de la phrase culte du sieur Ramaroson Alain  » c’est moi! » (izaho ihany lesy ity) censée ouvrir toutes les portes. On se souvient de cette milice mise en place avec à la tête durant un moment les tristement célèbres actuels, le sénateur Lilyson et son bouillant compagnon d’un moment le colonel Charles.

Ce sont tous ces abus que beaucoup ne veulent plus, c’est cette arrogance des détenteurs de pouvoirs – qu’ils soient de la transition ou non – que bon nombre abhorre désormais, et un peu plus quand ils sont nommés on ne sait au juste pourquoi… par leur appartenance politique, par leur proximité avec des décideurs, par le paiement d’écolage disent même certains.  La transition on n’en veut plus, mais malheureusement cette histoire de consensus ou « cons en sus » comme l’a si bien écrit Noel Razafilahy est dans la même veine et un certain nombre ou un grand nombre n’en veut pas.

Claude Rakelé

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