La Gazette de la grande ile

Madagascar : la fuite en avant des esprits non cartésiens du Hvm

Publié le 16 mai 2018

Le roi Hassan II du Maroc avait dit, un jour : « Il ne faut pas perdre son temps à avancer des arguments de bonne foi face à des gens de mauvaise foi ». A partir de cette sentence très sentencieuse, le mieux à faire serait donc de laisser cette page blanche et advienne que pourra ! Hélas, le vrai crime d’un journaliste professionnel, serait justement, de baisser les bras, surtout qu’il n’y a plus grand-chose à comprendre et à expliquer concernant ce régime Hvm/Rajaonarimampianina. Mais la mémoire collective de l’Humanité elle-même, interdit de ne pas laisser des traces d’une période pseudo-tyrannique (le filoha Hery est plus un personnage fantoche qu’un dictateur au sens propre de ce mot) vis-à-vis d’un peuple qui a déjà perdu énormément de repères, et plus encore, en tous points de vue. Cela, à cause d’un homme qui a toujours pratiqué une fuite en avant désespérée, et continue après quatre années de développement en marche arrière qui ont plongé le peuple malgache dans une paupérisation dont il accuse, de manière litanique à en mourir, le demi-siècle passé. Il est sûrement atteint du syndrome de Cépamafôte… La question est, pourtant : espère-t-il vraiment s’en sortir à bon compte, indemne et pardonné par ses millions de souffre-douleurs à travers la Grande île ?

Ici donc, il n’est plus question de foi mais plutôt de références en acier trempé et surtout pas d’analyses. Prétentieux sont ceux qui prétendent esquisser un devenir qui deviendra réel en se basant sur l’illogisme malgache. Certes, l’Histoire est un éternel recommencement, dit-on. Mais similitude n’a jamais signifié exactitude. « Mitovy fa tsy sahala e ! ». Les faits peuvent se répéter avec la même finalité mais les démarches et les actions menées diffèreront toujours. Aussi, déjà, insensés sont ceux qui espèrent une période de transition avec des ingrédients piqués dans la convention du « Panorama » du 31 octobre 1991 et extirpés (mot devenu à la mode grâce à la Hcc…) de la feuille de route du « Paon d’Or » du 16 septembre 2011. Pour aller vers la Vème république, en prime. Il existe vraiment des politocards jamais en panne d’imagination pour défendre leurs intérêts personnels à Madagascar, avec un zeste de sauce retourne-veste.

Mais demeure déjà une «référence » -à éviter à l’avenir- : l’entêtement incompréhensible à l’esprit cartésien, d’avoir promulgué des lois électorales qui ont causé mort d’hommes, fondement du mouvement populaire initié par les 73 députés, ayant fait tache d’huile dans tout Madagascar, et clamant le départ immédiat du président Hery Rajaonarimampianina («Miala Rajao, izao dia izao ! »). Pour répondre à votre questionnement intérieur (on ne peut pas tout savoir, n’est-ce pas ?), l’esprit cartésien est un esprit méthodique, rationnel, clair et logique. Aux antipodes des esprits brumeux corrupteurs, corrompus et égocentriques du parti Hvm (« Hery velona ho an’i Madagasikara »).

En cette mi-mai 2018, le point de non-retour a été largement atteint par un peuple qui n’a plus rien à perdre, et par des dirigeants qui refusent l’inéluctable, semblables à des idiots ne croyant pas à la mort. A ce stade, l’actuel calme apparent s’apparente au calme avant la tempête. Le grand malheur pour ces dirigeants incapables, incompétents, etc., c’est qu’ils croient dur comme fer, et comme si de rien n’était, qu’ils sont peinards et peuvent poursuivre indéfiniment leurs diableries. Cependant, plusieurs antécédents planétaires ont prouvé et démontré ceci : plus ceux qui ont trahi leur peuple et leur nation résistent, plus ils en réchapperont difficilement avec des «pardon » (« Manao aza fady») et des « pitié » (« fifonana ») ainsi que des « nous avons obéi à des ordres » (« nanaraka baiko izahay »). Tout l’or du monde ne peut stopper le mouvement du temps et celui d’une roue qui tourne et s’arrêtant -pour le cas qui nous préoccupe présentement- là où les premiers adoubés par défaut, deviennent les derniers des cons…pués.

Hier, 14 mai 2018, en ayant entendu et vu le filoha Hery, aussi méprisable que méprisant, aller de son récital (car il a récité un texte qu’on lui a fourgué, en y ajoutant une gestuelle d’aliéné évadé) au Palais des Sports de Mahamasina, mon constat est directement franc : il lui manque une case dans le ciboulot, ce qui explique un plus dans son comportement de marionnette pathétiquement cassée. Parlant à la 3ème personne du singulier, il a mélangé tous les genres, passant du présent au passé tout en présentant un futur aléatoire en lançant un appel dans un désert d’incertitudes. Le résumé ? Il a parlé pour ne rien nous apprendre de ce que l’on sait déjà. Mais à ce stade, où même le verbe est corrompu, c’est dans le désordre des choses. Oui, d’habitude, on dit bien l’ordre des choses. Mais cherchez donc un seul domaine de la société qui suit la logique, une logique, actuellement à Madagascar. Tout y est « milliardériser »… Vous comprendrez assurément ce mot que je viens d’inventer.

Pour en revenir à l’inconsistance du filoha Hery dont la seule constance repose sur des prises de décisions tardivement intempestives, il faut remonter à la 1ère république malgache. En janvier 1972, Philibert Tsiranana est réélu président avec plus de 98% des suffrages exprimés. C’est à ce moment-là que le Secrétaire général du Parti social démocrate (PSD) Loda Abdou Lambert, a déclaré : « Mbola tsy teraka, Andriamatoa filoham-pirenena, ny handimby anao » (celui qui vous succèdera n’est pas encore né, Monsieur le président de la république). Cinq mois après, ç’en était fini du régime Tsiranana et du pouvoir de son parti dont le slogan était : «Pisodia izahay mandrapahafatinay !» (Nous serons Psd jusqu’à la mort). Cela se nomme prémonition… Cette référence me vient à l’esprit en ayant lu une banderole signée Hvm (de peinture bleue sur fond blanc, portée par des portefaix des quartiers défavorisés, payés 2.000 ariary), avant-hier au Palais de Sports : «Ny fandeferanao sy ny fahendrenao no tsy nampisy rà mandriaka eto amin’ny firenena » (C’est votre humilité et votre sagesse qui a empêché que le sang coule à flots au pays). Donc, 6 morts et une dizaine de blessés, le 21 avril 2018 à l’hôtel de ville, ce n’est rien, juste un exercice de style. Le pire est à venir alors, surtout après les déclarations peu cartésiennes du tout du grand Général de corps d’armée, Randriamahavalisoa Girard, Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie nationale. Baroud d’honneur pour ce retraité repêché. Ainsi, pour lui, ses éléments doivent prendre des photos de tous ces « mpanongam-panjakana » et des tas d’arrestations auront lieu lorsque l’eau se sera retirée (« rehefa ritra ny rano », parabole pour indiquer le retour à la normale) -indiquant ainsi son impuissance-, et dès qu’il y aura une « fenêtre de tir ». Encore un qui fuit en avant, qui se croit éternel à son poste et qui prétend, dès lors, savoir de quoi demain sera fait.

En tout cas, nous connaissons (pas tous mais le plus grand nombre en tout cas) ce qui s’est passé dans le passé et comment cela a fini. Toujours mal. Deux citations pour vous faire remonter le temps et réfléchir à la finalité toujours tragique des évènements s’étant produit à ces deux époques :

« Par l’effet, d’une haine injuste et criminelle, n’entre point en procès contre un homme de biens : en semblable querelle, le Ciel est toujours le soutien du juste qu’on opprime » (Denys Caton, écrivain romain du IIIème siècle, auteur de 143 citations). L’empire romain d’Occident, en ce IIIème siècle, est gouverné par des « empereurs-soldats », et doit faire face, sur le plan intérieur, à une série de crises politiques, économiques, sociales, religieuses et morales. Avec plus de bas que de haut. Et pour la majorité des spécialistes de nos jours, le jugement porté sur la période des empereurs-soldats s’est le plus souvent avéré négatif.

« Si le révolutionnaire est dans une situation telle qu’il ne peut aucunement partager ses privilèges, c’est par la destruction de la classe qui l’opprime qu’il peut obtenir ce qu’il réclame ». (Jean-Paul Sartre in «Situation III » -1949). En France, le premier gouvernement Henri Queuille n’a duré que du 11 septembre 1948 au 5 octobre 1949. En effet, de septembre à novembre 1948 a lieu une grève des mineurs. La mobilisation de l’armée et la répression gouvernementale font six morts chez les grévistes. Le sang a été versé, impossible de terminer un quelconque mandat. Le 5 octobre 1949, c’est la chute de ce gouvernement Queuille, due surtout à ce que la presse de l’époque avait appelé « affaire des généraux » ou affaire dite « des fuites » (d’août à décembre 1949).

En ce mois de mai 2018 où l’on sait parfaitement que c’est fini pour le régime Hvm, un seul mot d’ordre : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ». Mais, hélas, Hery sy Voahangy Mivady, criant en méthode Coué : « mbola eto izahay !» (nous sommes encore là), s’efforcent encore de se jeter corps et âme dans des initiatives malheureuses et honteuses pour le pays tout entier, et n’entendent plus raison, encensés par des créatures si vite devenues milliardaires… En passant, concernant particulièrement Voahangy Randriamanana, épouse Rajaonarimampianina, dont les parents sont originaires du village d’Ambohimiadana -à proximité du fameux barrage de Tsiazompaniry construit en 1956 via Andramasina- où elle a construit un véritable immeuble, son silence est incompréhensible aux cartésiens d’ici et d’ailleurs, en regard de cette histoire de terrains vendus à des Chinois, là-bas… Comment voulez-vous qu’on ne traite pas ce couple présidentiel de « mpivarotra tanindrazana » ? Car il est impossible qu’elle ne soit pas au courant. Au fait, quand est-ce qu’elle est passé pour la dernière fois à Ambohimiadana (la colline du bonheur) ?

 Jeannot Ramambazafy

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