La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY: Les agitateurs sont priés de se calmer

Publié le 17 mai 2018

La fronde de quelques dizaines de parlementaires de l’Assemblée Nationale qui n’est pas du tout suivie par les sénateurs entre maintenant dans sa 3ème semaine pour ce mois de  mai après les affrontements de ce samedi du 21 avril dernier en plein centre d’Analakely. Avec le bilan en perte de vie humaine que l’on sait…Les organes de presse rapportent que: des «dispositions sont jugées non conformes à la Constitution, certains articles de la loi qui pénalisent, toujours selon les députés, leurs deux candidats à la présidentielle issus du Mapar et du TIM (« Tiako i Madagasikara », « J’aime Madagascar »), à savoir Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. Le vote controversé des lois électorales à l’Assemblée nationale est l’élément qui a mis le feu aux poudres. Au bout de six heures de débat, 79 ont voté pour sur 151 députés(…) Les députés du Mapar et du TIM sont donc descendus dans la rue pour dénoncer le vote des textes de loi controversés et les conditions dans lesquelles elles ont été adoptées et comptent continuer à manifester jusqu’à la démission du président de la République. »

Après une virée dans la capitale française, le président Hery    Rajaonarimampianina  réagit en déclarant « Ce qui s’est passé samedi dernier correspond tout bonnement à un coup d’Etat ! Madagascar est un Etat de droit. De ce fait, je lance un avertissement aux fauteurs de troubles, aux provocateurs, qui n’ont pour but que de faire couler le sang. L’Etat malgache va prendre les dispositions nécessaires. J’invite les forces de l’ordre à prendre leurs responsabilités pour défendre cet Etat de droit et la démocratie et ainsi faire leur devoir de protéger les civils et leurs biens » En accentuant la pression jour après jour, les meneurs utilisent le boycott et la désobéissance civile pour obliger le pouvoir à  jeter du lest. Familier des dossiers de contentieux l’expert-comptable, tout en jouant la carte de l’apaisement reste « hermétique à tout dialogue » en laissant au Premier ministre le rôle de Monsieur On-se-calme et au président du Sénat et chef de file du parti présidentiel HVM le soin de négocier ce que lui il juge négociable. Pendant que sur le plan  local  et de l’extérieur la médiation s’active même si les lois électorales toilettées par la HCC ont été promulguées par le président de la République, l’opposition exige toujours sa démission immédiate. Exigence inacceptable pour le Chef de l’Etat  même si  elle entend faire preuve d’intransigeance. Le président sortant a  déjà affirmé clairement devant les journalistes d’AFP, RFI et Le Monde «Je leur réponds de manière très, très simple que je suis président par la volonté du peuple malgache. Il y a des millions de personnes qui ont voté pour moi et ce serait vraiment trahir cette volonté du peuple malgache que de démissionner. »

Les députés frondeurs auront beau persisté dans leur refus, la société civile, les chefs des Eglises et la Communauté internationale avancent à  grands pas vers un « way out » favorable à la fin de la crise. Et c’est tant pis pour ceux qui ne rêvent que d’un gouvernement de consensus visant la mise sur orbite d’un Norbert Lala Ratsirahonana comme Premier ministre et chef d’orchestre pour assurer l’élection d’un nouvel  homme au pouvoir comme il le souhaite dans le secret de leur complot visant à barrer la route par tous les moyens à un futur président qui ne fait pas partie de l’oligarchie d’Antananarivo. A noter qu’une telle stratégie quoiqu’elle semblerait (le conditionnel  est de rigueur) profondément partagée par l’ambassade de France  à Antananarivo favorable au soutien à Andry Rajoelina selon les  prétentions de l’entourage de ce dernier, malgré toutes les apparences  trompeuses des accueils chaleureux bien organisés programmés des foules de badauds, n’est guère suivie par la masse. Echaudée par un régime de Transition ingrat et décevant au plus haut point à cause des graves compromissions financières du premier cercle et de quelques décideurs impliqués dans  des magouilles préjudiciables à la nation, les habitants n’ayant pas vu venir le changement tant souhaité après les frasques désastreuses de Marc Ravalomanana ne seraient guère tentés de remettre en  selle ce novice de la politique politicienne devenu une marionnette de très riches mécènes qui ont financé le complot de 2009. Avec un passé aussi peu  reluisant,  malgré tous les moyens médiatiques qu’il peut se payer avec les butins obtenus durant la Transition, serait-il l’homme qu’il faut pour succéder à un Hery Rajaonarimampianina sérieusement handicapé par les vaines  promesses de son mandat et les ratages retentissants d’une équipe d’amateurs et d’opportunistes cupides et bornés ? Il semble bien  que la juste réponse à la question est non ! En tout cas,  les électeurs auront les derniers mots. Si jamais et surtout sauf miracle de la corruption  toujours, ce  favori de Christine Razanamahasoa et consorts passe à travers les mailles des filets de la justice qui l’attend et n’oublie rien de l’enrichissement  illicite de l’année 2009 jusqu’en 2013, dans ce cas, quelle injustice que d’avoir traité de la sorte Claudine Razaimamonjy parce que comparés aux accusations portées contre elle, les méfaits imputables à  Andry Rajoelina, Haja Resampa, Mamy Ratovomalala et consorts sont plus graves ! Alors Messieurs et Mesdames les braillards qui ne jurent que par le DJ sont priés de se taire  à jamais…

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