La Gazette de la grande ile

Economie: Quid du bon usage de la fiscalité locale ?

Publié le 17 mai 2018

L’économie est le reflet de nos propres contradictions et c’est pourquoi les gens n’aiment guère l’économie. Et l’économiste n’est que l’observateur de ces contradictions, il n’est que le messager : il n’invente pas les lois économiques, il tente seulement de les comprendre pour les expliquer à ceux qui sont tentés de les défier ou de les nier. L’expérience montre que les subventions sont à manipuler avec modération. Finalement, elles sont comparables à une drogue : quand on y goûte, on devient dépendant. Si on vous les enlève brutalement, on vous tue ; mais si on en consomme en permanence, c’est l’overdose assurée. Comme les subventions sont financées sur fonds publics, il convient de respecter les principes stricts qui régissent l’usage de l’argent public qui, ne l’oublions jamais, a d’abord été de l’argent prélevé dans la poche des ménages. Malheureusement, dans un pays où l’exécutif ne parvient plus à endiguer la dérive des dépenses publiques, où l’attribution de subvention est le moyen d’étendre le clientélisme et l’emprise de la sphère étatique, il y a trop longtemps que ces règles sont transgressées. La légitimité de l’impôt provient du fait qu’il permet de financer le bien public dont toute la collectivité profite. Si l’impôt est légitime, il est donc pour le moins curieux de tenter de le cacher pour le rendre « indolore ». De plus, la fiscalité nationale doit financer le bien public national tandis que la fiscalité locale se focalisera sur la fourniture du bien public local, dans un souci d’améliorer la gestion de l’argent public en rapprochant le bénéficiaire de la dépense publique du contribuable. Si les principes sont clairs, le problème réside dans la définition même du bien public et dans l’évaluation de l’efficacité des dépenses publiques. A Madagascar, on privilégie une définition très extensive du bien public de sorte que la santé, la culture, l’humanitaire seraient par nature des biens publics. Dans la réalité, tout dépend des moyens que l’on se donne et de la façon dont on les répartit. Vous pouvez échouer sur une île déserte et continuer à penser que manger est un droit, mais cela ne fera pas venir la nourriture dans votre bouche. Et plus on élargira la liste des biens publics, plus on étranglera le contribuable. Il faut donc faire des choix ce qui est la définition de l’économie quand il s’agit de l’argent privé, et la définition de la politique quand il s’agit des fonds publics. Même si l’on admet par exemple que l’humanitaire est un bien public, cela n’induit pas que l’Etat ou les collectivités locales possèdent le monopole de l’action humanitaire.

Malalanirina

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