La Gazette de la grande ile

Sauver le président de la République : avec quel pacte de la HCC ?

Publié le 17 mai 2018

Les nuits sans  sommeil de gens du pouvoir  sont peuplées de cauchemars et de préoccupations tactiques qui  tournent autour de la décision  que pourraient prendre les hauts conseillers d’Ambohidahy.  Quel sera le verdict de cette institution en  réponse à la requête des  députés qui, depuis le parvis de l’Hôtel de Ville n’arrêtent pas  réclamer la tête de l’actuel Chef de l’Etat ? Dans  tous les milieux, on se souvient encore et toujours de cette confidence télévisée  du juriste Jean Eric Rakotoarisoa, celui qui le  30 janvier «  était encore rigoureux et honnête envers lui-même et envers l’Etat de droit », en parlant du candidat de substitution  élu  disait clairement : « C’est un président de la république qui n’a aucun député propre à lui pour le soutenir à l’Assemblée nationale. Il faudrait redéfinir les conditions de candidature car cela pose problème. Ce problème ne repose pas sur le jumelage des élections législatives et présidentielles. Non, le problème n’est pas là. Mais le candidat [n°3] est un candidat de dernière minute à l’élection présidentielle. Et c’est le problème de la pratique de la politique chez nous ».

 Grande  a été la stupéfaction  lorsque nommé le 27 février 2017 par ledit président à la tête de la Haute Cour Constitutionnelle, ce membre éminent titulaire  d’un doctorat en droit constitutionnel non magistrat aura la responsabilité de conduire la plus  haute institution de l’île vers «la mise à mort du mandat impératif pourtant inscrit en noir sur blanc dans la Constitution » et  selon les médias « le summum des considérations anti et inconstitutionnelles se situe au moment de la déchéance de son patron qu’il a réussi à sauver in extremis à travers la décision n°24-HCC/D3 du 12 juin 2015, relative à la résolution de mise en accusation du président de la république Hery Rajaonarimampianina ». Après une kyrielle de considérants aussi sidérants les uns que les autres, ci-après le verdict encore plus sidérant car contradictoire à chaque paragraphe. La requête visant  la déchéance du président de la République  quoique « recevable  est rejetée comme  non fondée… » Au  grand  scandale de  tous les observateurs, il sera question dans les  trois  articles suivants de cette décision honteusement mémorable que « les institutions gouvernantes de la République (Président de la République, Gouvernement, Assemblée Nationale) exercent pleinement leurs fonctions conformément à la Constitution » et qu’en toute évidence « L’exécutif et le législatif respectent les principes de la séparation et de la collaboration des pouvoirs, fondements du régime semiprésidentiel de la Quatrième République » pour que « Les institutions de la République œuvrent en faveur d’un pacte de responsabilité, garant du bon fonctionnement de l’État, dans le cadre de la Constitution en vigueur ».  Cette fois-ci encore, l’opinion redoute que le pays  pourrait  avoir droit à on ne  sait  quelle invention du juridisme ambiant d’un régime pour lequel les habitants  nourrissent une méfiance  de  bon  aloi à  cause des  exploits juridictionnels d’un exécutif  qui a la mauvaise  habitude de  fouler  aux pieds les stipulations les plus  sacrées de la Constitution. On a  beau  reprocher aux parlementaires agitateurs  au  service de leurs patrons  respectifs du parvis d’Analakely. On ne peut  qu’être préoccupé par  le sort que les  hauts magistrats d’Ambohidahy réserveront aux doléances introduites  par « la requête en déchéance du président de la République, cela en vertu de l’article 167 de la Constitution, au motif principal de la non-mise en place de la Haute Cour de justice prévue dans la Constitution ». Les rumeurs les plus folles  circulent sur les  trottoirs dans les  foules et dans les  salons à propos des  risques  d’une  réédition d’une  décision dans la plus pure  tradition de Ponce Pilate. Les craintes vont de la possibilité d’une issue favorable  alambiquée pour le maintien du président accusé au  rejet pur  et  simple  des  doléances  des parlementaires. Sous prétexte que  ces  derniers n’auraient pas entamé leur démarche en tant  que  députés à partir des instances  de l’Assemblée Nationale. Mais le soupçon (peut-être déplacé et exagéré) de beaucoup de gens se  basent  sur la  rédaction des moyens de  défense de Hery Rajaonarimampianina qui pourraient bénéficier du  savoir-faire d’une personnalité qu’il a nommée et mis  en place. Excès de  zèle complice au nom  de la reconnaissance  du  ventre et de la dette morale, surtout à  cause de ce sursis de « 72 heures » évoqué en  vertu d’on  ne sait obligation  légale pour permettre d’aboutir à «sauver le soldat Rayan » de la 4ème République,  sous le sceau d’on ne sait plus  quel pacte d’irresponsabilité partisane ?

Avec  toute  cette série de mesures  et  d’actes  de mauvaise  gouvernance que le peuple s’est farci depuis que des  dirigeants sous la houlette de Norbert Ratsirahonana, le doute  est permis  quant à la déchéance dictée par la Haute Cour Constitutionnelle… Les  caïmans ne  se mangent jamais  entre  eux,  c’est  connu ! Et puis les bénéficiaires prévus pour les billets de banque trouvés dans la voiture de la  députée  Lanto  Rakotomavo une  nuit après une course poursuite avec les  forces  de l’ordre laisse  toujours planer jusqu’à  ce jour des ragots pas très rassurants. Le silence d’un côté comme de l’autre de la barrière est plus  que  révélateur sur  certaines réalités et certaines  réactions inavouables d’auto-défense.

Noël Razafilahy

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