La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: Blocage des négociations : un pas vers les hostilités ?

Publié le 22 mai 2018

Toutes proportions gardées, à quelques détails près à savoir la différence des mœurs politiques, la mentalité spécifique à chaque peuple et à chaque pays, Madagascar risque de tomber tout bonnement dans ce contexte politique qui avait prévalu et entraîné le malheur de la Côte d’Ivoire, il y a quelques années. Heureusement pour nous, notre île n’est pas l’Afrique et les habitants n’ont pas cette tendance du continent à trop vite réagir les machettes et les armes de guerre à la main (même si le penchant pour les vindictes populaires commence à prendre des proportions suffisamment inhabituelles pour nous inquiéter). Surtout que certains mauvais esprits persistent dans leurs attitudes bornées et irresponsables à toujours vouloir nous imposer cette hégémonie clanique d’une minorité perverse et rétrograde. Ces véritables traîtres à la patrie ambitionnent de maintenir tous les autres habitants de ce pays sous la férule d’une oligarchie affairiste cupide de bandits à col blanc qui ont vendu leur âme aux intérêts des  conquistadores de ce siècle nouveau. Rien que pour s’enrichir « de manière rapide et durable» pour vivre dans le confort, le luxe et les privilèges de l’utilisation des finances publiques, de la jouissance des revenus de nos ressources légendaires et du bien commun de la République. Après avoir réussi à noyauter tous les  régimes successifs qui avaient dirigé cette nation, voilà qu’à travers ces consultations électorales qui se  préparent, ils s’obstinent encore et toujours à comploter afin de rester les maîtres du jeu politique.

Grâce aux bons soins de l’un de ses amis avocat, l’enseignant universitaire, décédé il y a quelques mois, feu l’honorable Kama Rakotondrainy nous avait légué à tous en héritage une page prémonitoire de ces œuvres intellectuelles admirables intitulée « Quand un Etat se fait harakiri ». L’un de ces grands noms des pionniers du mouvement prolétarien malgache avait écrit le texte qui suit. « La compétence des tribunaux du lieu de l’infraction manifeste la souveraineté de l’Etat sur le territoire. Chaque Etat doit faire régner l’ordre chez lui par les moyens de ses propres organes judiciaires. Chez nous, les bandits  narguent les forces  de l’ordre : l’insécurité omniprésente marque l’absence totale de l’Etat et la grève des magistrats est la preuve qu’il n’y a plus d’Etat. En effet, quand ceux qui ont prêté serment pour défendre les faibles, les démunis se livrent ouvertement à la corruption ; distribuant les libertés provisoires et les  acquittements à la mesure des bakchich que leur offrent les prévenus, c’est que le monde est vraiment à l’envers, et nouveau : «nous sommes à l’est d’Eden». Quelqu’un a dit que d’un magistrat incompétent on salue sa robe, mais quand l’incompétence se double de vénalité et de corruption, l’on se demande ce que l’on pourrait encore saluer. Car on  a beau  dire, on a beau faire, les incessants cas de vindictes populaires (fitsaram-bahoaka) font suite à’une perte de confiance définitive vis-à-vis de la capacité de l’appareil judiciaire à faire régner la justice, à protéger les faibles, les démunis de la loi du plus riche. Si les choses étaient restées en leur état normal, les magistrats auraient incarné les chevaliers  ou les  samouraïs des temps modernes, défenseurs des veuves et des orphelins.»

Bien longtemps, avec un accent prophétique, avant même que se déroulent sous nos yeux ces audiences foraines d’un tribunal populaire que préside sur un parvis à Analakely dame Christine Razanamahasoa, magistrate de très haut grade, dans le plus pur style d’un réquisitoire sans complaisance aucune, l’ancien membre du Conseil Suprême de la Révolution, ce fameux C.S.R du temps de la Révolution Socialiste, avait donné sa vision à lui d’un état de chose devenu aujourd’hui d’actualité. « (…) on  ne voit que des « matérialistes » assoiffés de gains et de biens, se pavanant dans leurs voitures 4×4 alors qu’ils n’en sont qu’au 3ème grade, parfois même au 4ème grade dans leur avancement. Mais  le comble du ridicule, c’est quand ce beau monde descend  dans l’arène politique et brandit l’étendard de la lutte contre l’impunité et la corruption. De qui se moque-t-on ? Et quand avec les  journaleux, à la botte de leur patron  respectif, ils se mettent à  jouer à la déstabilisation de l’Etat, la boucle est bouclée : l’Etat s’est vraiment fait hara-kiri. Mais attention ! Les choses n’en resteront pas  là, la présidente du syndicat du syndicat (SMM) a réellement ouvert la boîte de Pandore. En s’obstinant dans cette voie, elle finirait par faire revenir à Madagascar la loi de la jungle, la loi du plus fort (Fanjakan’i Baroa). Et que Dieu ait pitié des faibles et des démunis que l’appareil judiciaire prétendait protéger, comme le rappelle la plaque en marbre, encore visible dans la salle des pas perdus du Tribunal de Première Instance d’Anosy. Mais  l’on sait que les promesses n’engagent que les gogos crédules qui y croient. (…) » Et ce vénérable professeur très respecté par tous les étudiants qui l’ont connu de conclure : « A l’intention de ces chevaliers félons et de leurs écuyers donc, nous rappelons deux choses : primo : il y a encore des magistrats, des greffiers, des avocats et des huissiers qui n’ont pas trahi le serment qu’ils ont prêté ; secundo :  que les mêmes causes produisent les mêmes effets et très bientôt le fameux ( fitsaram-bahoaka ) va se produire (…) Qui vivra verra ! » Hélas, parti ad patres avant tous remous insurrectionnels auxquels nous sommes soumis actuellement, le vénérable Kama pour les intimes n’assistera que navré, et sûrement scandalisé et dégoûté à ces effervescences populistes trompeuses et démagogues. Du haut de son nuage, fier d’avoir vu juste et d’avance (avant qu’il meure de sa belle mort), il ne sera pas témoin mais spectateur céleste des manoeuvres dilatoires et vicieuses des comploteurs à la solde d’Andry Rajoelina qui, sous le couvert de leurs écharpes de parlementaires, visent le pouvoir, rien  que pour le pouvoir et les  prérogatives étatiques juteuses qui vont avec). Ils bloquent la situation en refusant toutes les négociations d’apaisement. Dans quel but ? En espérant un climat de trouble quelle que sera la décision de la Haute Cour Constitutionnelle à l’endroit du président Hery afin de rééditer le scénario de type putsch comme en l’an 2009 appuyé des militaires achetés avec les trésors de guerre amassés durant la Transition ?  Pour passer à tout prix à une élection présidentielle anticipée qui arrangerait le fondateur du MAPAR ? Il ne s’agit là que de quelques questions provoquées par des vérités dures à admettre, peut-être pas pertinentes. Elles se basent sur des faits qui semblent anodins ou même insignifiants, mais qui n’échappent pas à  des observateurs.  Toutefois, elles incitent à la réflexion et à la méfiance. A propos justement de ce « coup d’Etat » que l’actuel président,  à tort ou à raison, ressort dans ses discours, en ce qui  concerne Andry Rajoelina, il ne faut pas oublier que « l’accomplissement d’un acte quel qu’il soit facilite la répétition,» avait dit un philosophe. Ce jeune ambitieux ne ratera pas l’occasion, décidé et remonté comme il est. Sur le plan financier, il est suffisamment riche pour se priver de passer à l’action, si jamais elle se présente…Or logiquement, le pays a le droit de choisir qui les habitants voudront comme président : Andry-le-Putschiste, ou le président sortant ou bien encore n’importe quel candidat digne  et crédible ?

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