La Gazette de la grande ile

Système de sécurité civile: Le pays en manque cruellement

Publié le 23 mai 2018

Le pays manque cruellement d’un système de sécurité civile capable d’intervenir pour apporter des secours, une sauvegarde et enfin permettre un retour à la normale. La plupart des collectivités malgaches ne disposent pas de pompiers. Ces derniers ne bénéficient par ailleurs pas d’un statut clair ce qui complique davantage les choses et engendre de la confusion (difficulté à affecter des moyens supplémentaires et à encadrer les pompiers comme des professionnels salariés).

En abondant dans ce sens, Simoné Giovetti, Cités Unies France, avance que la sécurité face aux risques prend une part de plus en plus importante dans la gestion locale et il était donc naturel qu’un espace soit dédié à la gestion des risques lors des dernières assises entre les collectivités malgaches et françaises.

L’ensemble des acteurs publics est directement concerné par cette problématique, aussi bien les collectivités locales en première ligne, que l’échelon central, en charge de l’organisation de cette fonction régalienne. Il s’agit donc bien d’une véritable compétence partagée entre l’Etat et les collectivités décentralisées, la sécurité de la population devant être au cœur de cette préoccupation commune.

Simoné Giovetti note, cependant,qu’ il ne peut y avoir une bonne gestion sans anticipation. A ce titre, la prévention et la préparation constituent des étapes déterminantes qu’il ne faut pas négliger, afin d’atténuer et réduire d’une part les risques et d’autre part les impacts liés à la survenance du risque, quel que soit le caractère et la nature de celui-ci (incendie, naturel, technologique, urbain, sanitaire…).

Au-delà de l’anticipation, une crise ne peut être résolue sans un maillage territorial de services de secours de proximité (pompiers, protection civile) capables d’agir rapidement et de renseigner les autorités sur la situation. Sur ces bases, eu égard à la situation actuelle (forces et faiblesses de l’organisation), les échanges au sein de l’atelier y afférent, ont permis d’identifier les axes prioritaires d’évolution et le rôle que peut y jouer la coopération décentralisée.

Les travaux se sont concentrés autour de 5 blocs : la notion de risque ;  les types de risques (notamment à Madagascar) ;  la gestion de la crise ;  le schéma organisationnel pour une réponse efficace ; et  les enjeux actuels, les axes d’évolution et les priorités.

Réduire les vulnérabilités, sensibiliser la population, prévenir, intervenir, sont des mots clés prononcés lors de cet atelier. Le besoin auquel Madagascar fait face aujourd’hui est celui de construire une véritable « stratégie locale de réduction des risques ». La coopération décentralisée peut y contribuer.

                                   Principales conclusions de l’atelier

Les maires des villes sont en première ligne avec peu ou pas de moyens : il y a un besoin de travailler plus en réseau et de multiplier les actions en direction de l’échelon local ; il faut travailler au niveau national à la création d’un statut juridique pour les opérateurs de la sécurité civile ; la prévention et la sensibilisation aux risques ont une place centrale dans le dispositif ; il faut travailler à la mise en place des structures de secours ; il y a un véritable enjeu de mutualisation sur l’analyse des risques mais aussi sur la mise en place d’effectifs capables d’assurer une permanence au niveau local et d’intervenir au quotidien lors d’une crise ; et travailler à l’échelle de l’océan Indien et notamment à la création d’une cellule logistique et de crise.

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