La Gazette de la grande ile

Chronique: HCC Vers un déni de justice ?

Publié le 24 mai 2018

Depuis  que les  émeutiers du parvis  d’Analakely ont  changé  leur  fusil  d’épaule pour exiger la  destitution  du  président de la République, les  observateurs  sont  unanimes pour  constater que les masques  tombent. Après  avoir obtenu  gain  de cause  auprès  de la Haute Cour Constitutionnelle en  ce  qui  concerne une  loi considérée par  tous  comme  scélérate, l’opposition ou l’entité qui  se targue  de l’être  sans  en  avoir ni le poids, ni la  consistance, s’efforce  d’ameuter l’opinion sur la possibilité de  faire pression sur les  hauts  conseillers d’Ambohidahy. Démarche hypothétique pour plusieurs  raisons  d’ordre procédurier. Le réel problème pour les  requérants  repose sur le fait que l’institution  d’Ambohidahy n’est  qu’un  organe  de substitution  en  l’absence  d’une  Haute Cour  de Justice habilitée  et justement recherchée pour la requête introduite. Compte tenu des tristes réalités qui  prévalent  dans le pays, il  serait  fort probable  (sans préjuger de  ce qui  serait décidé) que Jean Eric Rakotoarisoa et son  équipe accouche d’une souris qui  risque  de  décevoir  énormément  la foule de la  Place du  13 Mai excitée  et chauffée à blanc et au paroxysme par les experts  en manipulation du  groupe des  73 députés.

Le décor  est planté  et les  tréteaux  sont  dressés : il ne  reste plus  aux  acteurs  qu’à  entrer  en  scène. Commençons par les  acteurs principaux parce que la foule de  figurants sont  déjà en place  depuis le  21 avril 2018. En laissant de  côté ces  seconds  rôles ces parlementaires et leur écharpe, il faut  tenir  compte de celui  qui tient le rôle d’acteur principal. Au fait  qui  est donc  Andry Nirina Rajoelina ? Selon le  net la  source la plus  fiable à l’heure  actuelle  « né le 30 mai 19741 à Antsirabe, est un homme d’État malgache. Il fut maire de Tananarive de 2007 à 2009 puis, du 17 mars 2009 au 25 janvier 2014, il a dirigé l’État malgache sous le régime de la Transition à la suite du coup d’État contre le président Marc Ravalomanana le 16 mars 2009. Ce dernier transfère (en lieu et place du président du Sénat) les pleins pouvoirs à un directoire militaire composé des plus hauts gradés de l’armée malgache, lequel directoire transfère à son tour le jour même le pouvoir à Andry Rajoelina. Cette prise de pouvoir, validée par la Haute Cour constitutionnelle malgache (HCC), (…). Une  reconnaissance locale  manipulée par Norbert Lala Ratsirahonana   à partir  d’une  simple  lettre exigée d’une  haute  institution  sous pression.  A noter  que le  jour ( ou plutôt  le nuit)  de la délivrance de  ce document, les militaires  en  armes ne cachaient point  qu’ils pouvaient imposer leur bon vouloir aux  civils. Une situation  qui  a été  très mal  prise par l’ambassadeur des  Etats-Unis  sur  qui on avait pointé le  canon  d’un kalachnikov dans la cour  de l’évêché cet après-midi là lors  d’une échauffourée… Puis  ensuite la  reconnaissance d’Andry Rajoelina fut «  considérée comme non constitutionnelle par une partie de la communauté internationale ». Les médias de l’époque rapportaient « Le 20 mars 2009, le président de la République française Nicolas Sarkozy a déclaré: « Bien sûr c’est ça, un coup d’État… Il y a beaucoup de choses à dire sur l’ancien président (Marc Ravalomanana) mais j’observe qu’il est renversé sans aucune élection. J’observe que la première décision c’est la suppression du Parlement, ce qui n’est quand même pas un signe extrêmement positif » en parlant de la prise de pouvoir d’Andry Rajoelina lors d’une interview à la presse durant le sommet européen de mars 2009(…)Cependant, si un gouvernement démocratique comme la France ne peut pas se permettre de reconnaître un gouvernement inconstitutionnel, les analystes voient la déstabilisation de Ravalomanana comme un avantage pour la France, considérant que le régime de ce dernier cultivait un favoritisme pour les entreprises américaines, anglaises, australiennes et japonaises, au détriment des intérêts français… »

Miracle des  dessous  diplomatique de la raison  d’Etat  qui  sera  expliquée par la suite par  des  tas  de raisons  qui,  plus  tard  risqueraient d’être  soulevés par les  relations  douteuses d’un  certain  Claude Guéant… Le 7  novembre 2011  « Andry Rajoelina rapporte à qui veut entendre qu’il a été invité et reçu comme un vrai chef d’Etat au palais de l’Elysée. « Une Transition crédible, appuyée par la Communauté internationale, est actuellement installée à Madagascar, c’est la raison qui m’a amené à vous recevoir ici », a déclaré le président français. Il a reçu le jeune Rajoelina en ami : « j’éprouve particulièrement une réelle sympathie envers vous et envers le Peuple malgache ».  Tout heureux de se  voir honoré par  Nicolas Sarkozy qu’il considère être  « plus que le maître de l’Afrique, c’est le maître du monde. C’est en bon fils que le président de la HAT a trouvé réconfort auprès du pays qui est redevenu plus que jamais la mère chérie de Madagascar. Et il a été félicité comme il se doit. » Selon la même source « « Un peu plus tôt dans la journée Andry Rajoelina avait assisté à la signature de deux conventions de dons entre l’Agence Française de Développement (AFD) et l’État malgache d’un montant de 10 millions d’euros. Cette somme vise à financer les infrastructures des quartiers les plus défavorisés de Grand Tana (la capitale) et de renforcer les secteurs de la santé, de l’environnement  et de la formation professionnelle. » A l’époque les observateurs remarqueront également que « Paris et la multinationale française qui aurait aidé l’ancien maire d’Antananarivo ne vont pas prendre le risque de voir quelqu’un d’autre à la tête de la Grande Ile. Des centaines de milliards de dollars sont en jeu.  Les quelques millions d’euros jetés ici et là par l’AFD sont finalement dérisoires comparé à ce que la part de Madagascar que le chef de l’autorité de fait a donnée à la France».  En  ce  temps-là également  des rumeurs  qui ne  sont jamais  étayées par  des  preuves tangibles  véhiculeront des  révélations sur des  « valises  de  lingots d’or »  de l’ordre de 12 millions de  dollars qui auraient  quitté Madagascar  vers Claude Guéant à  destination de  celui qui, à la grande  surprise  de tous,  avait  accepté d’ accueillir Andry Rajoelina  le putschiste  après  avoir  déclaré officiellement « « Bien sûr c’est ça, un coup d’État… Il y a beaucoup de choses à dire sur l’ancien président (Marc Ravalomanana) mais j’observe qu’il est renversé sans aucune élection. J’observe que la première décision c’est la suppression du Parlement, ce qui n’est quand même pas un signe extrêmement positif » en parlant de la prise de pouvoir d’Andry Rajoelina. » Est-ce  que  ceci  expliquerait  cela ? A l’heure où  en  France les  remous  judiciaires concernant Sarkozy et Chaude Guéant, les langues  commencent à  se  délier  sur les  fréquentations, les médiations  entre des personnages  sulfureux proches  d’Andry Rajoelina  et ces personnalités  françaises. Certains n’hésitent pas à soupçonner qu’il y avait des  «  affaires pas  très  claires » qui  auraient permis ce  revirement  de l’ancien président  en  faveur de  celui  qui prétend aujourd’hui revenir au  devant  de la  scène politique  malgache après une  transition  de  toutes les  combines  et  de tous  trafics. Et lorsque sur le parvis on s’impatiente  à propos de la  décision  de la HCC, quelque part des démarches  sont  enclenchées pour prouver qu’il y avait non  seulement  anguille  sous  roche, mais des  faits  qui relèvent  des  détournements  de  biens publics  de Madagascar. Dossier à suivre…Surtout après lecture  de l’article  du Canard Enchaîné sur Bolloré qui « recharge ses  batterie à l’Elysée » dans le cadre d’ « Une amitié vraiment très  enrichissante… »

 

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