La Gazette de la grande ile

Communauté internationale: Un ramassis de … médiateurs

Publié le 24 mai 2018


Y en a marre de Madagascar ! A peine si nos partenaires techniques et financiers ne le disent pas à la face de nos dirigeants et autres leaders politiques. Ils ont en effet marre de tout remettre à zéro après chaque crise politique.
Le plus symptomatique est sans doute la coopération avec le FMI avec lequel on engage systématiquement après une crise politique, un programme de stabilisation économique (dont la recette reste la même à quelques phrases près, car seuls les chiffres et les interlocuteurs changent). Suit un programme de relance économique mais systématiquement aussi, les résultats n’atteignent même pas ceux du programme suivant qu’une crise politique survienne. Et bis repetita.
Bref, s’accumulent alors les pertes économiques sur ce qu’on appelle des révolutions « pacifiques ». Et on s’étonne encore que Madagascar soit le seul pays au monde à n’avoir pas connu la guerre qui ne cesse pas de s’appauvrir. Cette triste réalité, aucun politicien malgache n’en prend conscience malgré les remarques de plus en plus désobligeantes de nos partenaires qui commencent à se désintéresser de notre pays.
Les pays donateurs connaissant aussi des problèmes budgétaires et l’aide internationale plus nécessaire et efficace dans des pays meurtris par la guerre et affectés des catastrophes naturelles, le désintérêt de la Communauté internationale s’est manifesté ouvertement durant la longue période de transition puis au retour à l’ordre constitutionnel qui ne s’est pas accompagné d’une aide financière massive. Il faut dire qu’en mal de programme, le nouveau pouvoir dirigé par un expert-comptable  et entouré d’intellectuels, n’avait trouvé de mieux qu’inaugurer son quinquennat par un plagiat. Incroyable !
Aujourd’hui, ce désintérêt se remarque par l’envoi de médiateurs contestés et contestables de par leur mauvaise renommée.
Il y a d’abord l’ancien chef d’Etat mozambicain Joachim Chissano qui est déjà intervenu dans la crise de 2009. C’est wikileaks qui a révélé que la personnalité serait impliquée dans des trafics de drogue. D’après le journal Le Monde, « Le trafic de drogue repose sur deux grands réseaux tenus par deux Mozambicains d’ascendance sud-est asiatique – Mohamed Bachir Suleiman dit « MBS » et Ghulam Rassul Moti – dont les activités auraient été impossibles sans des complicités au plus haut niveau de l’Etat. « MBS a des liens directs avec le président Armando Guebuza et l’ancien président Joaquim Chissano », peut-on lire dans un câble daté du 28 septembre 2009. « MBS a grandement contribué à remplir les coffres du Frelimo, et a fourni un soutien financier significatif aux campagnes électorales » des deux hommes politiques, ajoute-t-il.
Plus tard, en septembre dernier plus précisément, le Maroc traite M. Chissano de trafiquant de drogue en contestant la nomination de ce dernier en tant qu’envoyé spécial de l’Union africaine au Sahara occidental.
Ensuite, il y a Michaelle Jean de la Francophonie qui dès les phases préparatoires du sommet de la francophonie, ne bénéficiait pas de la sympathie d’une frange de la classe politique. La secrétaire générale de l’OIF fait, depuis l’année dernière, l’objet de vives critiques pour sa gestion financière opaque. D’après le Monde, «  »Aux commandes de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) depuis 2015, la Canadienne Michaëlle Jean a dû justifier des dépenses somptuaires effectuées pour rénover son logement de fonction à Paris. Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec ont publié en juin une série d’articles critiquant le train de vie de l’ancienne gouverneure générale du Canada. Le journaliste Alexandre Robillard a fait état de dépenses de plus de 330 000 euros – dont 215 000 euros de rénovations, 50 000 euros de meubles et 13 500 euros pour un piano à queue – pour la résidence qu’elle loue dans le 7e arrondissement de Paris, et d’un dépassement de 40 % de ses frais de voyage, selon des documents de l’institution obtenus de source non officielle ».
Enfin, Abdoulaye Bathily, l’envoyé  spécial du SG de l’ONU. D’après Africa Confidential, « Empochant la coquette somme de 200 000 euros des mains du président gabonais, Ali Bongo, l’ancien diplomate a tenu sa langue face à tout ce qui se passait dans le pays, notamment durant la période post-électorale. À ces 200 000 euros s’ajoute une autre somme de 50 000 euros cette fois », poursuit le journal en ligne. « Selon les sources d’Africa Confidential, précise-t-on, le diplomate a su convaincre un homme d’affaires sénégalais basé à Libreville de lui remettre la somme en contrepartie d’une protection et d’une garantie d’exfiltration en cas d’événements violents dans un pays en ébullition à l’époque». Le sujet a été repris par Inner Press City (organe de presse d’investigation travaillant aux Nations Unies) au lendemain des événements du 21 avril à Antananarivo lorsque M. Bathily a été annoncé comme envoyé spécial à Madagascar.  Lors des points de presse quotidiens, Inner Press City a alors demandé en vain à l’attaché de presse du SG de l’ONU pourquoi on a choisi ce personnage malgré les rumeurs.
Les Malgaches eux-mêmes devraient se poser la question. A moins qu’on a les médiateurs qu’on mérite, l’envoi de ces gens très controversés incite plutôt les Malgaches à régler leurs affaires entre eux. En 2002, puis en 2009, la communauté internationale n’a cessé d’intervenir en croyant tout régler, et la crise revient au galop !
Sa

 

 

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