La Gazette de la grande ile

Gouvernement: L’opposition piégée par la HCC

Publié le 04 juin 2018

Hery Rajaonarimampianina n’a jamais voulu laisser du lest à l’opposition dès son investiture, il a montré en interprétant à son compte l’article 54 de la constitution sur le mode de nomination du premier ministre. Aussi après une campagne savamment orchestrée par Jean Eric Rakotoarisoa aidé naïvement par Sahondra Rabenarivo, le nouveau président élu a pris soin de nommer président de l’HCC celui qui va lui permettre de ne pas nommer un premier ministre issu de la majorité parlementaire, le MAPAR.

Le partisanisme de Jean Eric Rakotoarisoa ne faisait plus l’ombre d’une lutte. Il s’est d’ailleurs de nouveau manifesté lors de la procédure de déchéance de l’Assemblée nationale il y a un an de cela à l’issue de laquelle, le président de la HCC s’est prononcé pour un pacte de responsabilité qui n’est plus ni moins qu’un accord politique.

Cette fois-ci encore, le recours pour la déchéance du Chef de l’Etat pour cause de non  instauration de la Haute Cour de justice s’est également soldé par un accord politique.

Dans les deux cas, il n’est pourtant pas dans les prérogatives de la HCC de se prononcer par des accords politiques. La cour l’a faite et a récidivé parce que cela arrangeait et le pouvoir et la partie demanderesse. Mais en réalité, la HCC a outrepassé ses droits en sachant pertinemment que les plaignants le rendent de sa décision. Tout en ne condamnant pas le régime en place.

Ainsi, dans la crise actuelle, la HCC a décidé une série de mesures qui satisfont l’opposition notamment la nomination des ministres de consensus et d’un gouvernement. A l’allure où vont les choses, il semble cependant que tout ce que la HCC a décidé n’est qu’un leurre. Hery Rajaonarimampianina n’est pas prêt de dissoudre le gouvernement Mahafaly Olivier, ni de nommer un gouvernement de consensus. Toute la décision de la HCC n’était en fait qu’un piège pour les 73 députés de changement et l’opposition en général qui ont montré combien leurs membres veulent s’emparer les sièges ministériels. De ce point de vue, la HCC joue bien le jeu avec le régime Rajaonarimampianina. Tant pis pour les treize des ministres qui s’accrochent à leur siège, ils se sont superbement fait avoir. Où va Madagascar ?

Sa

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