La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY: Pour trahir le peuple : Hery et Andry font cause commune

Publié le 13 juin 2018

Ce n’est pas la première  fois que le jeune putschiste qui avait  rêvé de  devenir Président de la République et le candidat de  substitution  devenu  Chef de l’Etat en 2014 avec le soutien du groupe TGV déçoivent les électeurs qui leur ont fait confiance. Tout  de  suite  après l’investiture de Hery Rajaonarimampianina, celui-ci n’a pas  hésité à  renier la parole  donnée concernant une  clef  de  répartition convenue en contrepartie du soutien massif de la troupe de l’ancien président de la Transition. Les partisans de la Révolution Orange n’ont eu  d’autre  recours  que  de  se résigner à  courber l’échine. Les plus opportunistes sont même allés rejoindre les  rangs des  acteurs politiques courtisés moyennant finances pour devenir  pro-régime. C’est en  se prostituant ouvertement de la sorte qu’au  sein  de l’Assemblée Nationale des parlementaires se  regroupent dans une majorité virtuelle à  géométrie variable. Quand le besoin  se  fait sentir pour  telle ou  telle occasion  l’exécutif se débrouille à tous les  coups pour pallier les inconvénients numériques d’être un président qui n’a aucun député élu (avec les insinuations sur la  corruption qui vont avec). Voilà  qu’aujourd’hui sans plus  surprendre  que les  niais et les  gogos, Andry Rajoelina  prend langue  avec le pouvoir  en place afin  d’être de mèche avec le parti  HVM dans la suite  des  évènements. Pour quelqu’un qui  était censé conduire un mouvement de  contestation dont le  but était résumé par le slogan « Hery  quittez ! », ce volte-face est une véritable  félonie de la part de l’ancien  président de la Transition.

Depuis  le jour où sans  consulter personne, l’ex-président insurrectionnel de 2009 et son  ancien ministre  des Finances  et  du Budget par la suite adoubé président de  cette île ont décidé  des  accords mystérieux pour  un  pacte en catimini, l’opinion réalise  avec tristesse indicible, que pour la recherche d’une place  au soleil  à la tête  des pouvoirs étatiques, l’ambition méprise  sans  vergogne les intérêts  suprêmes de la nation. Considéré par  tous  comme une  véritable  trahison, la pirouette politicienne de  celui qui  avait avoué  au micro d’un journaliste étranger  de passage en 2009 qu’il n’est pas « plus nul que Marc Ravalomanana » que lui et sa troupe  de  conjurés  avaient poussé vers la fuite  et l’exil. Il n’y a pas  de  quoi  être  fier dans les  démarches  extraconstitutionnelles  vers lesquelles Norbert Lala Ratsirahonana,  comme  aujourd’hui, il a  choisi la voie de la perfidie. Pendant  que  ses partisans s’obstinaient  encore  avec ferveur à  demander la tête de l’actuel président accusé à juste titre de desservir la juste  cause  de tous les  électeurs  qui ont mis en lui  toute leur  confiance pour  sauver le pays de la pauvreté. Tout le monde  se demande  encore  comment  deux personnes qui  affichent toutes les  deux la prétention de  vouloir conduire le pays vers une « Emergence » tant  rêvée et  combien souhaitable, soient  tombées dans une telle bassesse  au point de composer  avec la Communauté Internationale pour conduire leurs  compatriotes vers l’asservissement de l’ I.E.M (« Initiative de l’Endettement de Madagascar ») incontournable avec cette mauvaise  gouvernance  que la Transition avait passée comme une patate  chaude au président d’une  4ème République mal partie avec ces cohortes  d’adeptes  des  combines illicites  et l’enracinement des trafics mafieux ?

Personne jusqu’à  ce  jour  ne peut affirmer que l’un ou l’autre du  duo Andry-Hery avaient réussi à  faire  honneur à la parole donnée. Aucun  d’eux n’a daigné « respecter son engagement, car la confiance en la parole présidentielle est la base indispensable du renouveau de la Nation ;… » Avec le  diktat de  cette récente décision terrible  de la Haute Cour Constitutionnelle, les  deux personnages  viennent  de nouveau  de  se  distinguer dans les  réalités  fangeuses d’on ne  sait  quel accord fictif.  Avec la désignation de Christian Ntsay comme Premier ministre, celui qui s’est  enrichi d’une manière honteuse sous le couvert des prérogatives  étatiques  usurpées a mis le doigt dans l’engrenage de la machine destructrice de la continuité de l’état des profits volés et des détournements  des  deniers publics. Sous  la Haute Autorité de la Transition  les Chrisitine Razanamahasoa, Hajo, Haja Resampa, Mamy Ratovomalala, Roland Ravatomanga  étaient les  exécutants  des  basses  besognes  de la  protection  des trafiquants  d’or,  de  bois  de  rose, des  ressources halieutiques, des bœufs  volés et  autres produits miniers  rares. La  corruption  aidant,  aucun des parrains de la mafia des exportations prohibées n’a  fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire ou  seulement inquiété. Au grand désappointement des  foules  et  des  badauds  surexcités  et manipulés à  fond par  des agitateurs très habiles, Andry  Rajoelina ne  cache point  avoir  avalisé les  nominations  de ces nouveaux anciens ministres au passé  sulfureux  et qui puent terriblement le pouvoir  de l’Argent…Comment peut-on accepter sans  rechigner que  Christine Razanamahasoa avec ses  grosses  casseroles de la corruption retentissantes occupe un  département  chargé de l’Aménagement du  Territoire ? Est-ce pour gérer avec le  doigté qu’il faut, les octrois  des marchés publics, les  utilisations  abusives  des  finances  de l’Etat dans  quels  buts non avoués en  faveur d’Andry Rajoelina ? Et que pour bien cacher son jeu, l’actuel président ait accepté de céder le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de la Justice à des marionnettes du fondateur du parti MAPAR, il ne faut pas croire que le geste de Rajaonarimampianina serait gratuit et dépourvu de toute arrière-pensée mesquine ? Envers qui et au profit de quels intérêts ? Ne voir dans toutes ces mascarades que des dessous tactiques uniquement serait une erreur d’appréciation aggravée par la méconnaissance des esprits claniques de ces oligarchies d’« une société qui garde jalousement en mémoire des structures sociales du temps de sa royauté… » L’appât du gain et la rapacité commerciale restent et demeurent alors les moteurs de toutes les ambitions et la maîtrise des structures des leviers de commande de la République devient dans ce cas le passage obligé qui crée des liens souvent contre-nature. Favorisé par l’impunité garantie au niveau des juridictions sous le contrôle d’un ministère aux ordres, c’est vogue la galère. Que ce soit Andry ou Hery qui montre au trône de la Magistrature Suprême, cela importe peu pour les cerveaux d’une force hégémonique cachée, l’essentiel pour eux c’est de maintenir le statu quo mis en place par le Général Gabriel Ramanantsoa concernant la centralisation à outrance du Budget de l’Etat au profit avantageux de la capitale. La complicité de fait du couple Andry-Hery et le choix de Christian Ntsay plus le casting des individus provinciaux qui composent ce nouveau gouvernement montrent dans toute sa clarté ce que les analystes considèrent comme « une parfaite illustration du caractère héréditaire de la vie politique malgache ». Avec comme toile de fond les avoirs secrets placés dans les paradis fiscaux à protéger à tout prix et la possibilité pour Rabary-Njaka Henry de servir les intérêts étrangers pour piller les mines et surtout l’énergie(fossile et autres) de Madagascar.

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