La Gazette de la grande ile

REGARDS CROISES: Pour que les frontières du territoire ne soit davantage réduit à « l’état de passoire » !

Publié le 18 juin 2018

La Douane, administration régalienne, est une administration de régulation des échanges en charge de faciliter et de sécuriser les flux de marchandises et de personnes, en rapport aux frontières territoriales. Parce que  l’ouverture économique, culturelle et politique liée aux relations diplomatiques, commerciales, touristiques et etc., nécessite une vigilance accrue et appropriée, ceci dans la compréhension totale et entière de l’objectif mondialement partagé « de développement durable » ; l’administration douanière se doit d’être le garant de la loyauté des échanges et de la sécurité des citoyens ; le « pare feu » à toutes formes de fraudes, criminalité ou toutes nouvelles formes de menace et d’inquiétude. Cette vigilance accrue et appropriée est d’autant plus nécessaire et vitale pour la stabilité d’un pays dans des périodes où la vie politique connait des « mouvances », spéculations inextricables à tous les niveaux : politique, territoriale, des activités, de la société…, d’autant plus que dans le cadre de ses missions et de ses attributions, la douane doit collecter « avec efficacité et à l’optimum  les recettes douanières » (extrait du site du Ministère des Finances et Budget, Direction Générale des Douanes).

C’est ainsi que dans la période 1885- 1960, progressivement mais efficacement la France a pris le contrôle des finances de Madagascar. Le Musée national français des douanes de Bordeaux, conservateur des éléments d’histoire douanière, détient entre autre dans ses archives des photos et des documents relatives à Madagascar dans la période 1885-1960, dont quelques extraits :

« La Grande Ile de Madagascar est découverte par les Européens au 16e siècle. C’est véritablement au 17e siècle que Colbert s’y intéresse et la fait rattacher à la Compagnie des Indes Orientales. Jusqu’à la colonisation française à la fin du 19e siècle, le royaume malgache est doté de sa propre organisation douanière qui perçoit des recettes sur les produits importés pour le compte de la reine. Un traité de protectorat avec la France est signé le 17 décembre 1885. Afin de s’acquitter d’une indemnité exigée par la France, les revenus douaniers sont placés en gage d’un emprunt contracté par le pays. La France contrôle alors les finances de Madagascar. Les premiers douaniers français arrivent tout naturellement en 1886. La mauvaise application du traité et l’hostilité grandissante des souverains malgaches entraînent une expédition militaire en 1895 menée par le général Galliéni. Celle-ci se termine par la déclaration d’annexion de la Grande Ile comme colonie française en 1896 (loi du 6 août). La dernière reine de Madagascar, Ranavalona III (1862-1917), est exilée par la France en 1897. L’île est alors placée sous l’autorité du gouverneur Galliéni de 1896 à 1905, relevant directement du ministre des Colonies et résidant à Tananarive. À cette époque, la douane est la seule administration d’État à ne pas être installée à la résidence du gouverneur. En effet, une recette principale des douanes est créée à Tamatave et l’ensemble du personnel est placé sous les ordres d’un inspecteur principal, chef de service.

Les recettes des douanes de Tamatave et de Diego Suarez sont des bureaux importants des côtes au nord et à l’est de l’île, avec ceux de Mananjary et de Fort-Dauphin. En 1900, près de soixante-dix douaniers sont en poste et répartis pour leur grande majorité sur les pourtours de la Grande Ile, à Tamatave, Vatomandry, Fort Dauphin, sur les îles Sainte Marie et de Nossi Bé, à Diego Suarez, Mananjary… Mais le dixième de l’effectif succombe à la fièvre paludéenne en l’espace de trois ans, de 1898 à 1901. De ce fait, un recrutement local est progressivement organisé, où coexistent des agents du cadre métropolitain et d’autres du cadre dit « colonial ». Il faut attendre quelques années encore pour qu’une direction douanière s’installe à Tananarive, le général Galliéni y transfère en effet la résidence du chef de service des douanes, dont l’autorité s’étend aux Comores, alors dépendances de Madagascar. De 1914 à 1939, l’organisation du service douanier de Madagascar, composé de cent quarante agents environ et placé sous l’autorité d’un directeur, n’a pas subi de modifications majeures.

En 1946, Madagascar deviendra un territoire d’Outre-Mer, avant que ne soit créée la République malgache en 1958 et qu’elle obtienne son indépendance en 1960. »

Il est à souhaiter que la passation de pouvoir dans le cadre de ces nouvelles nominations et particulièrement du Ministre, Grand Argentier, ne soit pas, encore une fois, une entrave au bon déroulement des missions et des attributions de cette institution. Tout au contraire, la population malgache attend que l’efficience soit l’objectif prioritaire, aux fins d’adéquation effective entre les recettes douanières (fiscales) et les activités «  réelles » économiques, financières dans le pays, pour une « vraie » bonne gouvernance.

Nancy Razanatseheno

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