La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY: Effet boomerang au profit d’un régime en détresse

Publié le 19 juin 2018

Sur l’emblématique place qui a  toujours  servi de point de  départ de toutes les  émeutes  cycliques  qui avaient bouleversé l’histoire politique de Madagascar, l’heure  n’était plus à la cohésion pour les meneurs de la révolte des  députés. Pour une  histoire de matériels  de  sonorisation, la scission est  apparue  au  grand  jour. Déjà, la défection des ambitieux d’Andry Rajoelina et ses  proches  collaborateurs, en s’alliant pratiquement à  ce « Rajao » qu’ils voulaient chasser du pouvoir n’était pas  du  goût des manifestants qui s’en  tenaient mordicus aux  exigences purement insurrectionnelles du début de la crise. A titre de  rappel nous  rapportons ici les  extraits des  dépêches  des premiers  jours de ce mouvement que le président sortant avait très  vite pris pour un tentative de  « coup  d’Etat ». Le Monde  et  AFP publient qu’«A sept mois du premier tour attendu des élections générales, les adversaires du président Rajaonarimampianina l’accusent de vouloir les faire taire. Ils dénoncent notamment l’adoption récente de nouvelles lois électorales qui, selon eux, visent à favoriser le pouvoir. Au  retour d’une virée rapide à l’île Maurice, le chef d’Etat « A la télévision et sur les réseaux sociaux, a appelé « tous les Malgaches au calme ». Sans oublier de mettre  en  garde «les fauteurs de trouble et ceux qui incitent à la haine et aux affrontements, en quête d’un bain de sang. »

Lors du déclenchement d’une contestation de quelques parlementaires des partis  TIM de  Marc Ravalomanana et MAPAR dirigée par Andry Rajoelina, des participants au  mouvement affirmaient avec  conviction  aux médias que « La force est maintenant dans le camp du peuple.» Il faut reconnaître qu’après les premiers  jours des effervescences dans la rue, pris de panique le régime en place avait mis du temps pour se ressaisir devant les offensives médiatiques très ciblés des cerveaux de leurs détracteurs. Les mauvaises langues faisaient même état d’une ruée vers les ambassades pour obtenir des visas d’entrée pour l’étranger. Plusieurs ministres et hommes du pouvoir étaient prêts à partir pour l’exil. Sauvé de justesse par les propres résultats d’une requête des parlementaires rebelles qui a permis à la Haute Cour Constitutionnelle de « sauver le  soldat Rajao », le système bénéficie d’une mesure de sursis. Sous forme d’une décision inspirée d’un souci de la complaisance de « l’organe régulateur du fonctionnement des Institutions et de l’activité des pouvoirs publics, notamment lorsque celle-ci est entravée dans l’exercice des attributions qui leur sont conférées par la Constitution par les effets d’une crise politique, à l’instar de la situation » qui prévalait depuis le 21 avril 2018, les juges d’Ambohidahy en ordonnant au président de la République de mettre «fin aux fonctions du Gouvernement et procède à la nomination d’un Premier Ministre de consensus, dans un délai de 7 jours pour compter de la publication de la présente Décision, sur une liste d’au moins trois noms,… » donnent l’occasion rêvée salutaire au locataire du Palais d’Etat d’Iavoloha de se remettre en selle. Fort de ce coup de pouce qui n’en avait pas l’air, le fondateur du parti présidentiel HVM crédite sa troupe de l’avantage des nominations avantageuses de la quantité au sein d’un nouveau gouvernement dirigé par un Christian Ntsay qu’il aurait sorti du chapeau d’un magicien nommé Norbert Lala Ratsirahonana toujours aux aguets dans les coulisses du pouvoir.

Ayant réussi un rétablissement apparent de la situation (avec Andry Rajoelina devenu d’une docilité partisane parce que soucieux du droit de participer à la prochaine élection présidentielle malgré les faits répréhensibles sur le plan pénal attachés à son nom) et de l’ordre dans la capitale, le président Hery Rajaoanarimpianina enchaîne coup sur coup des mesures qui renforcent ses acquis institutionnels. Se servant « d’une clé de  répartition » prévue pour faire l’objet d’un consensus, mais qui avait pris une tournure litigieuse qui exaspère tout le monde (sauf les nouveaux ministres transfuges), l’homme de l’Emergence renvoyée aux calendes grecques programmée pour la prochaine troisième décennie ( ?) ignore superbement les récriminations des « forces politiques ». Allègrement, il gère un climat politique qui peut basculer vers un chambardement en agissant comme si de rien n’était. Le comble c’est que dans ses attitudes, ce président en fin de mandat laisse Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina mariner dans cette certitude illusoire qu’ils seraient à l’abri des poursuites judiciaires sur ces actes qui ont marqué la gouvernance des deux hommes. Comment croire que ces deux candidats potentiels puissent être bénéficiaires d’une amnistie de fait et d’une impunité inacceptable alors que des jurisprudences fameuses rappellent les sanctions pénales abusives et arbitraires appliquées à l’Amiral Didier Ratsiraka, Tantely Andrianarivo et quelques ministres de l’époque. Le fait d’éviter à l’homme d’Imerikasinina et le président de la Transition mêlés à des utilisations abusives et illégales des finances publiques et des prérogatives étatiques ne manquera pas d’interpeller le syndicat des Magistrats très susceptibles envers de telles formes de favoritisme judiciaire. Mahatma Gandhi lui-même était convaincu que : «S’abstenir de punir n’est pardon que quand il existe le pouvoir de punir ».» Moralité : que justice soit faite à l’endroit de tous ces personnages qui ont permis le pillage de ce pays.

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