La Gazette de la grande ile

Edito: Le sens de la fête

Publié le 19 juin 2018

Durant les manifestations sur la place du 13 mai, il y a toujours eu de l’animation, de la musique, de la danse…mis à part le jour où les manifestants ont rendu hommage à ceux qui ont perdu la vie le 21 avril. Le reste du temps, le mot d’ordre est place à l’ambiance festive, parfois même plus que les discours.  Le summum est le samedi : la place est noire de monde, le carnaval et la musique battent leur plein émaillés de discours et de cris de ralliement. La même ambiance avec musique entraînante a également été utilisée pour faire sortir les gens des ministères.  Une chose est sûre, à Antananarivo, on aime faire la fête. Mais ce n’est pas sûr que ce soit le cas pour tout le monde.

Lorsqu’en plein jour de semaine, l’ORTANA organise son carnaval au beau milieu de Mahamasina, pas loin de Befelatanana, il y a eu plus d’énervement que de joie. La route était bloquée avec des embouteillages partout, des retards au travail, à l’école…Certes il y a du plaisir à faire la fête, à se trémousser sur ces musiques entraînantes, à crier avec tout le monde, mais lorsque les choses sont contraignantes telles que les sorties des ministères ou le carnaval du 15 juin, le sens de la fête ou la fête dans le sang disparaît rapidement pour laisser place au sens de l’Etat de droit tel que tout le monde le comprend  : ne pas entraver la libre circulation des personnes et des biens! Cette ambiance festive de la place du 13 mai a fait que le message de départ s’est dilué dans la danse, les cris de ralliement, les défilés et carnaval du samedi.

Si au départ l’idée était de faire un rapport à la population pour dénoncer le code électoral, aujourd’hui plus personne n’en parle  la promulgation s’est faite. Entre temps, toujours dans le sens de la fête, les jeux de mots battent leur plein sur la place du 13 mai, des jeux de mots toujours lancés pour provoquer, mais qui inévitablement rendent le sourire aux manifestants quelques secondes, c’est à celui qui fait le plus preuve d’imagination ! De Christine à Christian, du miala zao de zao… le sens de la fête fait garder le sourire malgré le trou dans lequel se trouve le pays et ce depuis des années !

Claude Rakelé

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