La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE 21JUIN…….: Un homme nouveau candidat à l’heure des vieilles revendications.

Publié le 21 juin 2018

Annoncé à  cor et à  cri « la préparation des  élections doit être désormais la première préoccupation des uns  et  des  autres » comme le décrète le président de la République dans la récente parution de son « rendez-vous » périodique. Quand il précise ainsi l’importance cette  consultation,  et désigne les  concernés par « des  uns  et des  autres », on  se  demande s’il réalise que pour les  « uns » (ces anciens chefs d’Etat qui rêvent de revenir aux  affaires dans un palais présidentiel), son affirmation est tout ce qu’il y a de plus  vrai…Marc Ravalomanana par exemple selon un  historien de  renom a pris pratiquement le pouvoir à l’esbroufe «des années après, on se rend compte qu’il a fait comme tous les autres, il a trahi ses promesses. Il ne faut pas être dupe : Ravalomanana, c’est une sorte de Berlusconi tropical ».  Tandis  que pour les  « autres » (les personnes  de  bonne foi qui espèrent voir la situation politique  en  général  se décanter  et les  pratiques politiciennes  en particulier s’améliorer, une période préalable préparatoire au verdict des  urnes  s’impose. Pour la plus  simple  raison que  c’est le  chef de l’Etat lui-même qui le constate sans hésiter  en déplorant que « malgré la  nomination du Premier ministre de  consensus et la mise en place du gouvernement, les manifestations politiques continuent. » Pourquoi dans  ce cas insister pour  contourner et écarter le  temps de  réflexion populaire d’une solution constituante afin  de  changer pratiquement les règles  du jeu électoral par le  recours à une nouvelle loi fondamentale ?

Déjà controversé  et  récusé  dès  sa création  en 2010 cette Constitution 2010  de  toutes les  contradictions n’avait apporté que toute une série de turbulences parlementaires, gouvernementales et déstabilisations présidentielles à propos d’omissions coupables  vis-à-vis des  textes en  vigueur. Il a  fallu les  acrobaties  et les pirouettes des considérations  calmantes de « l’organe régulateur du fonctionnement des Institutions et de l’activité des pouvoirs publics, »  pour ramener un calme apparent qui n’attend  que l’occasion  favorable pour semer le trouble entre toutes les  institutions soumis au diktat d’un pacte de  responsabilité  sous prétexte que « les fondements de la République sont fragilisés par une crise socio-politique et institutionnelle majeure;… ». Les  évènements  de ces  derniers mois et « la persistance de la crise » à  coup  sûr  comme l’affirme le président Hery Rajaonarimampianina ne manquera pas de  compromettre « la tenue des  élections». A  qui la faute  et  qui faut-il blâmer dans ce  cas ? Un Olivier Mahafaly qui  est  sorti « la tête haute » de  cet imbroglio qui,  en  définitive  n’était que le retour  de  manivelle des activités malsaines et abusives de  tout le régime. L’ancien locataire d’Iavoloha n’est pas  exempt de pratiques blâmables de la conduite des affaires  de l’Etat en  abusant de ses pouvoirs  discrétionnaires, mais on ne peut pourtant pas lui mettre  sur le dos  toutes les dérives de la mauvaise  gouvernance de l’équipe de  cette 4ème République digne et très active  héritière de tous leurs prédécesseurs dévoyés.

Malgré la prise  de  conscience  tardive de Hery Rajaonarimampianina qui  colle très mal aux  réalités de  ces  nominations  de  complaisance qui fâchent ceux d’en  face,  force  est  reconnaître que comme il l’affirme «des millions de  Malgaches  aspirent  aujourd’hui à une  vie  normale. Cela  fait deux mois que le pays vit sous l’emprise de la crise » Et  que   les  « conséquences  des  dérèglements causés par la grève dans  différents secteurs sont  déjà inestimables.». Le plus  surprenant est que c’est le président d’un exécutif artisan des  textes contestés qui avoue dans  son message au peuple que « les lois  électorales ont été à l’origine du  bras  de  fer entre les partis politiques. » Qui en  a  eu l’idée ? On ne peut  en  tout  cas pas  accuser, un  général  de brigade, même si lui aussi, il  a  été Premier ministre de  ce  régime, puis démis sans ménagement de ses  fonctions d’en être le  responsable. Quoi qu’il en  soit, l’ancien  chef de gouvernement du 14 janvier 2015 avant de quitter son poste le 8 avril 2016 dans  des  conditions pas  très  honorables pour le président de la République, est  décidé à prendre  ses  responsabilités  devant le débâcle catastrophique que  vit  actuellement le  pays, avec «la misère sociale, qui elle, va continuer de progresser, comme toujours… » Toujours  selon  l’analyste fameux spécialiste de Madagascar « Politiquement, le pays n’a jamais vraiment été stable », il va de  soi qu’un digne  fils  de la  nation qui possède une  expérience  certaine  de la conduite des affaires  de l’Etat se  décide à se lancer dans la course à la Présidence. Malgré les  risques  que  comporte une pareille  détermination  civique  patriotiquement louable,  vis-à-vis  de ceux qui n’aiment pas les  têtes  qui  dépassent, le Général  de Brigade Jean  Ravelonarivo est prêt à relever le défi. Le moment  est  venu, il n’est plus question  de  se leurrer sur les vaines promesses du parti HVM  ou de  « remettre  sur le tapis les  vieilles  revendications. » Madagascar a  besoin  d’un  homme  nouveau  qui, malgré les  épreuves du temps de l’exercice difficile des responsabilités de chef de  gouvernement  a su se dresser  droit  dans  ses  bottes  et  ne pas  succomber à la tentation de l’argent sale. Ce natif  de la Commune  de Berevo fera sa  déclaration  de  candidature le vendredi 28 juin à la Villa JJ à Mandrosoa-Ivato.

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