La Gazette de la grande ile

Viol sur mineur: Des cas passés sous silence

Publié le 22 juin 2018

Les cas de viol, notamment perpétrés sur des mineurs seraient encore très élevés dans le pays. Si les bas quartiers étaient l’un des milieux pointés du doigt comme présentant le plus grand nombre de cas de viol, les autres milieux comme la campagne présentent aussi des risques pour les mineurs. Dans la majorité des cas, l’auteur de cette infraction est généralement sous l’emprise d’une substance stupéfiante au moment des actes. Il n’est pas aussi rare que l’auteur soit un proche parent de la victime. Bien que les textes répressifs malgaches punissent le viol, et même plus sévèrement pour les cas de viols perpétrés sur un mineur de moins de 13 ans, l’application de ces textes n’en est pas pour autant effective. En effet, ce sont généralement les parents et le proches de la victime eux-mêmes qui s’abstiennent de porter l’affaire devant la justice. La raison n’est autre que le souci de préserver l’honneur de la famille, mais aussi et surtout la peur de porter atteinte à l’avenir de l’enfant. Une petite fille connue par la société comme étant victime de viol peut très facilement être victime de rejet et de discrimination. Cela peut apparaître au cours de son enfance avec ses camarades, mais aussi et surtout lorsque l’enfant atteint l’âge adulte et lorsque ce dernier va fonder une famille. Il n’est donc pas rare que les affaires de viol soient résolues par de simples arrangements entre la victime et ses parents d’une part et le violeur ou sa famille d’autre part. Il arrive même qu’aucune négociation n’est faite. Il appartient donc aux autorités de trouver une solution à cette situation pour éviter de telle injustice.

Manou R.

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