La Gazette de la grande ile

Economie: Relation entre logique et idéologie ?

Publié le 28 juin 2018

Madagascar est loin d’être prêt à sortir du collectivisme destructif qui mine l’économie depuis des années. L’intervention du gouvernement dans l’économie n’est efficace qu’à la condition d’être limitée dans le temps et dans l’espace. Alors, confier une tâche régulatrice à l’Etat en terme économique n’est jamais une mission régalienne dans le contexte des économies de marché. Cette fonction régulatrice est précisément assumée par le marché lui-même, à condition qu’on veuille bien le laisser fonctionner et en accepter les règles. Or la régulation administrative risque précisément d’en perturber les règles et le fonctionnement. On nous dit alors que le marché génère tellement d’inégalités qu’il revient naturellement à l’Etat de corriger ses effets, en régulant le régulateur en quelque sorte. La dénonciation des inégalités est un refrain qui fera toujours recette car certaines inégalités sont insupportables et illégitimes. Cependant, l’existence de différences dans les revenus n’est pas un problème en soi. La question est de savoir si ce sont toujours les mêmes qui s’enrichissent et en fonction de quels critères : le travail ou la naissance, l’effort ou le patrimoine, le mérite ou le piston, la compétence ou la corruption, l’échange ou le racket ? En s’intéressant à l’origine des revenus, l’économiste montre l’importance de l’effort, du mérite, des compétences et du talent dans la double détermination du revenu économique et des différences de revenus. La reconnaissance de la diversité nécessaire des talents et des efforts se traduit inéluctablement par une échelle des revenus, laquelle agit comme une incitation à l’effort ou à la formation. Il n’est donc ni raisonnable, ni efficace de vouloir réduire, à tout prix et aveuglément, cette échelle de revenus qui fait partie intégrante du fonctionnement normal d’une économie. Quid du raisonnement en régulation administrative ?

Malalanirina

 

 

Indépendance:  Par rapport à quoi ?

Comme chaque année, les Malgaches célèbrent avec grande pompe la Fête nationale le 26 juin. C’est la journée pour commémorer le retour de l’indépendance après des années de domination française dans la Grande Ile. Au début, le retour de l’indépendance était la promesse d’un avenir meilleur pour la population malgache. Mais au fil du temps, la situation s’est fortement dégradée. L’indépendance tant convoitée s’est transformée en une nouvelle forme de dépendance. Financièrement, le pays doit encore quémander de l’argent auprès des bailleurs de fond traditionnels et des différents Etats étrangers. La monnaie malgache ne cesse de perdre de la valeur. Economiquement, le pays doit toujours importer la plus grande partie des produits dont la population a besoin. Inversement, l’exportation n’est constituée que de produits bruts. La majorité des grandes entreprises sont gérées par des étrangers et les Malgaches ne sont  que de simples employés. La politique menée dans le pays n’est que l’œuvre d’un groupe de personnes qui veulent uniquement s’enrichir au détriment de la nation. La corruption et le népotisme règnent en maître au sein de l’administration faisant que la direction du pays est placée entre les mains d’une poignée de personnes incompétentes. Au plus haut sommet de l’Etat, nos dirigeants sont devenus de véritables marionnettes manipulées par la communauté internationale. Une communauté internationale qui est principalement dominée par les grandes puissances et agissant de ce fait dans l’intérêt de ces grandes puissances. La souveraineté nationale est bafouée au plus haut point. Bref, l’indépendance du pays n’est plus que de la pure hypocrisie profitant aux étrangers et rongeant de l’intérieur la société malgache.

Manou R

 

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