La Gazette de la grande ile

Election présidentielle : le 7 novembre et les précipitations

Publié le 01 juillet 2018

Finalement, le pouvoir  en place s’est  décidé à publier la date de la prochaine  élection  présidentielle. Prévue en principe  se  dérouler en tenant compte de la fin  du mandat de l’actuel président sortant le 25 janvier 2019, le rendez-vous  choisi pour solliciter aux  électeurs le verdict des  urnes a été fixé. Un  communiqué  remis à la presse nous « a officiellement annoncé la décision prise en Conseil du Gouvernement de ce jour, fixant les dates du premier tour, le 07 Novembre 2018. Le cas échéant, le deuxième tour se tiendra le 19 Décembre 2018 ».La veille lors de la rencontre du Gouvernement avec les parlementaires, il n’a pas  été encore  question d’une décision sur un tel  calendrier. Et  c’est  avec une  grande  surprise teintée d’une  forte dose de réticence que  les députés ont appris les  dates décidées par l’exécutif.

Charge  ensuite selon le Premier ministre « aux services de l’État et de la CENI, de réaliser leurs missions autour de ce calendrier électoral ». Stupéfaction parmi les  acteurs politiques  et  certains milieux qui  suivent de  près la  situation politique de l’île après les récents troubles qui ont  entraîné une  crise  institutionnelle majeure. Pour des  raisons non  avouées par les  responsables gouvernementaux, la  consultation  électorale devra se passer  en pleine période  de précipitations météorologiques. A noter  qu’une  élection  anticipée en période pluvieuse provoque la colère de bon nombre de personnalités politiques et de milieux  divers. Une telle précipitation ne  donne pas  du tout une  bonne impression pour le Premier ministre Christian Ntsay qui semble  favoriser ainsi une  tactique  électorale au profit d’Andry Rajoelina. Quoi qu’il  en soit, les manifestants qui ont  demandé à la HCC la tête  de  « Rajao » doivent se  frotter les mains  rien  qu’à la pensée de  savoir qu’à partir du 7 septembre 2018( soixante  jour avant la  date de l’élection, en principe s’il  est  candidat à sa propre succession  Hery Rajaonarimampianina n’est plus président de la République. Et en  vertu  de l’actuelle Constitution,  c’est Rivo  Rakotovao  qui  devient  Calife à la place du  Calife. C’est une  ère  nouvelle  qui s’ouvre avec toutes les  surprises imprévues possibles.  Il n’y pas  donc lieu encore pour les  détracteurs  de  « Rajao » de crier  victoire.

Hier encore, Andry Rajoelina toute  honte bue,  a chanté sur  tous les  tons lors d’un récent discours  Maroantsetra devant des habitants  témoins des  trafics effrénés de  bois  de  rose que la « Transition a pu gérer l’Etat même  sans les appuis  de la communauté internationale. » Fanfaronnade  démagogique  quand tout le monde  sait qu’avec les  « 100 millions  de  dollars de Wisco » et les autres centaines de milliards de dollars  des  recettes détournées au détriment de l’Etat, le DJ et les parrains  de cette époque ont réussi à  entasser des  avoirs  extérieurs illicites et  fonder  des  biens immobiliers  gigantesques à la  Grand Baie et dans les  Emirats Arabes.

N. R.

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