La Gazette de la grande ile

Agences de placement : Des abus, faute de contrôles stricts ?

Publié le 07 août 2018

Le nombre des agences de placement continue d’augmenter dans le pays, et les chômeurs à la recherche d’emploi ne sont plus rares à avoir recours à leur service. D’un autre côté, les employeurs commencent aussi à consulter ces agences pour trouver le travailleur qui leur convient. Des agences de placement clandestines ont été dénoncées dans l’envoi de travailleurs malgaches dans des pays à risque, mais même les agences qui œuvrent uniquement sur le territoire national commencent aussi à être pointées du doigt. Les travailleurs qui arrivent à trouver du travail en passant par l’intermédiaire de certaines agences sont les plus victimes. L’agence leur propose un poste, mais en contrepartie le travailleur doit leur verser mensuellement une somme d’argent. Généralement, l’argent est tout de suite versé par l’employeur à l’agence sans passer par le travailleur. De telle situation qui, outre le fait que c’est illégal en l’absence d’une autorisation judiciaire autorisant la cession, porte un préjudice également aux travailleurs. Ces derniers ne peuvent disposer librement des fruits de leur travail. Mais l’abus le plus fréquent se présente surtout lorsqu’un chômeur se présente chez certaines agences pour déposer une demande de travail. Des agences leur font payer des soit disant droits d’inscription et d’autres frais supplémentaires. Ce qui est complétement illégal dans la mesure où aucune demande d’emploi ne peut être subordonnée à un paiement d’une quelconque somme. Cela est d’autant plus déraisonnable du fait qu’un chômeur à la recherche de travail ne devrait pas être contraint à payer une quelconque somme. Compte tenu de sa situation de précarité ils n’auront sûrement pas les moyens. Les contrôles doivent donc être multipliés pour éviter la prolifération de  ces formes d’abus.

Manou R.

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