La Gazette de la grande ile

Edito : Défenseurs des droits humains menacés !

Publié le 07 août 2018

Actuellement, l’environnement est grandement menacé que les défenseurs environnementaux se bougent les fesses pour protéger l’environnement contre les exploitations illicites qui font rage dans diverses localités. Dans notre pays, ces défenseurs courent un danger constant étant donné qu’ils font l’objet de menaces diverses.  La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) déplore les menaces, les harcèlements, les actes de représailles, les détentions, les privations de liberté, les contraintes et obstacles juridiques de tout ordre et de plus en plus restrictifs. Elle incite donc le gouvernement malgache à protéger les défenseurs des droits de l’Homme, vu qu’ils se consacrent à la protection des droits de leurs semblables et des générations à venir. A noter que les exploitations illicites ne sont pas des moindres dans la Grande Ile, mais l’Etat reste inerte face à tout cela. Le schéma est partout le même : de puissants intérêts privés menacent les moyens de subsistance des communautés locales, actuelles et futures. C’est à se demander que cela arrange les autorités car au lieu de protéger les défenseurs de droits de l’Homme, ils les persécutent. En effet, les harcèlements à l’encontre des défenseurs des droits humains sont multiples et les nombres de cas sont assez considérables.  Hier à l’est, Clovis Razafimalala à Maroantsetra, Raleva à Mananjary ; aujourd’hui à l’ouest, Théo Rakotovao : les attaques contre les défenseurs des droits humains se multiplient à Madagascar. A Maroantsetra, l’érosion causée par la coupe et l’évacuation de centaines de troncs des bois de rose centenaires entraîne l’ensablement des rizières en contrebas. Pour s’être insurgé contre cette menace de famine à moyen terme, Clovis Razafimalala a fait de la prison. A Vohilava Mananjary, ce sont les îlots apparus sur la rivière Isaka, du fait du sable rejeté par les dragues de la société qui y exploite les réserves d’or, qui forcent le cours d’eau à sortir de son lit pour aller inonder et ensabler les pépinières aménagées sur ses berges. Pour s’être indigné contre cet appauvrissement prévisible de sa communauté, Raleva a fait de la prison. A Toliara, parce qu’il s’insurge contre le déplacement de milliers de personnes qui seront privées de leurs moyens de subsistance traditionnels pour qu’une puissante société étrangère puisse exploiter l’ilménite sur leurs lieux de vie, Théo Rakotovao est actuellement sous le coup de harcèlements et d’intimidations de toutes sortes. Le dénominateur commun se trouve que des individus investis à divers degrés et dans divers domaines de l’autorité publique font du zèle pour les intimider. L’objectif étant de faire taire les défenseurs des droits humains. La CNIDH incite le gouvernement malgache à honorer les engagements internationaux, à savoir ceux de la déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits humains datant du 9 décembre 1998 et à adopter les mesures appropriées pour garantir la protection des défenseurs des droits humains.

J R

 

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