La Gazette de la grande ile

« MADAGASCAR, UNE NATION A BATIR » : « Fermons un Passé divisé et Allons vers un Avenir partagé »

Publié le 07 août 2018

« MADAGASCAR, UNE NATION A BATIR » : « Fermons un Passé divisé et Allons vers un Avenir partagé » Il va donc falloir définir et mettre en place une politique du changement associée à la capacité de gérer le temps. Une telle vision du développement s’accompagne d’un développement d’une autorité bureaucratique qui elle-même accompagne et facilite le développement de l’Etat et par la suite celui de la démocratie.

Dans le cadre d’un tel dynamisme se trouve sous-jacente l’amélioration des conditions de vie, donc celle du bien-être ouverte à toutes formes de coopération à condition qu’elles soient respectueuses de notre dignité et de notre honneur.

En dernière analyse, le développement économique tel que défini plus haut exige quatre conditions qui permettent de démarrer et d’entretenir le processus, à savoir: La volonté, la vision, l’action et la détermination Madagascar ne doit pas être seulement développé sous l’angle économique. Madagascar doit être une NATION BATIE qui devra être totalement développé dans toutes ses dimension: économique, politique, sociale, spirituelle, psychologique et culturelle.

Nous devrons être développés en termes d’unité nationale dans la diversité et de cohésion sociale, en termes d’économie, de justice sociale, de stabilité politique, de système de gouvernance et de gouvernement, de qualité de la vie, de valeur sociale et spirituelle, en termes de confiance et de fierté nationale.

Nous n’insisterons jamais assez sur la prise en compte de la dimension culturelle. En effet, par-delà le contenu classique (art, littérature etc.) il s’agit d’un modèle d’identité commune, d’une certaine manière d’être, de la manière dont le passé interagit avec le futur.

L’analyse sans complaisance du système actuel permet de relever une faiblesse de la gouvernance et l’absence d’un gouvernement efficace. En effet, un cadre de bonne gouvernance qui oeuvre pour une justice sociale, implique la mise en place d’institutions dont le mode de fonctionnement est bien défini. Elles doivent être responsables, transparentes, efficaces, efficientes, justes et inclusives et redevables.

Madagascar pourra être une Nation unie vivant dans la diversité, une société Malagasy imbue d’une forte confiance mutuelle, de valeurs morales et d’éthique très fortes, vivant dans une Société régie par le « FIHAVANANA », une société démocratique, libérale tolérante où les membres s’acceptent mutuellement, une société économiquement juste et équitable, une société qui progresse, riche et qui maîtrise son économie qui sera compétitive, robuste, dynamique et capable de faire face à des chocs.

Notre destinée est entre nos mains. Nous savons ce que nous voulons et nous savons comment y parvenir. Dans la Nation que nous allons bâtir ensemble l’Etat sera doté d’une stratégie nationale orientée vers des résultats concrets tout en restant continuellement soucieux du bien-être de chaque Malagasy.

Il s’agit en définitive de mettre en place un Etat fort, efficient et capable d’assurer une gouvernance exemplaire, avec des institutions et des organisations qui fonctionnent le plus près possible des citoyens, avec des règles de procédure mettant en avant : responsabilité, transparence et efficacité.

Pour cela il faut entretenir un climat lisible et sécurisant à travers une modernisation de l’administration, climat qui doit favoriser l’initiative, le travail et la prise de risque aussi bien par le privé national que le privé étranger, qu’il soit agriculteur ou entrepreneur des TP, éducateur ou médecin, opérateur du secteur minier, du tourisme, aménageur, etc. et cela pour une création d’emplois décents, pour nos jeunes et une croissance soutenue de l’économie.

Si nous réussissons, notre production nationale sera multipliée par neuf à l’horizon 2050 et le taux de pauvreté actuel supérieur à 75% pourra être ramené à 30 – 35 %. Le développement rapide signifie un taux moyen de croissance à deux chiffres ou au moins 10% l’an de l’économie. Si Madagascar réussit dans ce sens et avec une hypothèse de taux d’accroissement annuel de la population de l’ordre de 2,5 à 3 %, les Malagasy seront trois fois plus riches qu’aujourd’hui après une quinzaine d’année.

Introduction

Classée comme type d’île continentale et considérée comme l’une des quatre plus grandes du monde, Madagascar est séparée de l’Afrique dès la fin de l’ère primaire, il y a 165 millions d’années. Son isolement complet se situe au Crétacé supérieur.

Au lendemain de l’Indépendance, les raisons de la grande espérance étaient : l’Unité Nationale et la Stabilité. En effet, reconnue comme « Terre des contrastes », Madagascar devait dans l’esprit des dirigeants de l’époque constituer un havre de paix, de confiance et de bonheur. Plus de cinquante ans après, la « Terre des contrastes », baptisée Pays de la « mégadiversité », est en train de se débattre pour sortir d’un cycle infernal de troubles politiques périodiques.

Que s’est-il passé ?

Il semble que cette diversité reconnue sur le plan géographique, géologique, culturel et social soit pervertie et instrumentalisée par des groupes sans scrupules, pour des raisons sordides d’intérêts bassement matérialistes, politiques ou économiques. Certains groupes d’individus poussent même leur cynisme jusqu’à utiliser ces différences enrichissantes comme moyen de cultiver et d’exacerber la discrimination voire l’exclusion.

Alors que cette diversité ethnique devrait être source de valeurs et de richesses, elle devient berceau de frustrations, d’agressivités, de haines, de violences entre Malagasy et par conséquent, génératrice de pauvreté et de déchéance pour le Peuple Malagasy. Cette perversion a atteint son paroxysme actuellement qui a affecté gravement la population. Cette crise, caractérisée par la violation des droits de l’homme et des valeurs républicaines à forte coloration ethnique, a fissuré le tissu social jusque dans sa trame la plus profonde.

En effet, des familles ont eu à déplorer la mort de leurs proches, la destruction de leurs biens … des arrestations et des emprisonnements ont été effectués avec des procédés militaro expéditifs.

Le peuple Malagasy fidèle à sa sagesse ancestrale du respect du FIHAVANANA (Aleo very tsikalakalam-bola toy izay very tsikalakalam-pihavanana) caractérisé par une patience sans comparaison (Andriamanitra tsy andrin’ny hafa, andriko ihany) s’est montré très stoïque dans sa douleur et sa frustration. Afin d’éviter l’irréparable, car la patience a des limites, des voix autorisées se sont élevées pour dénoncer les exactions et pour trouver une issue pacifique à la situation avant qu’il ne soit trop tard. Malheureusement, elles n’ont pas été prises au sérieux par les tenants du Pouvoir qui ont préféré les considérer comme de simples activistes. (à suivre)

 

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