La Gazette de la grande ile

Vindicte populaire : De plus en plus fréquente

Publié le 07 août 2018

Les cas de vindicte populaire s’intensifient et deviennent de plus en plus fréquente dans la Grande Ile. Cela ressemble plus à des règlements de compte personnel qu’à des cas de « justice populaire ». Ces règlements de compte gagnent en sadisme au fur et à mesure que la population attrape, en flagrant délit ou non,  un supposé malfaiteur. Parfois, le sort réservé à ces malfaiteurs est pire que leurs crimes, comme les voleurs de vanilles décapités en public dans la partie Nord de Madagascar ou les voleurs de volailles amputés de leurs mains dans l’Alaotra.  Le mois dernier, la population d’un village d’Amboasary Gare a brûlé vif un supposé malfaiteur, et ce devant les yeux des enfants du village.

Ces cas de justice populaire se font sans censure sous les yeux d’enfants qui regardent des gens se faire décapités ou amputés d’une ou plusieurs membres et même brûlés vifs. Hier, un homme pris en flagrant délit ayant volé un Canard de Barbarie a été tué par la foule après des heures de torture, à Ambendrana Antsohihy. Une volaille pour une vie, voilà la justice à Madagascar quand les entités responsables de faire régner la loi n’arrivent plus à gérer ces affaires. Un manque de confiance de la population envers ces entités à créer un sentiment de dégoût  que la population se défoule sur ces malfaiteurs. Des actes de barbarie qui se montrent en public sans la moindre peur. Les cas de vindicte populaire ne sont pas seulement de plus en plus fréquents, mais sont également de plus en plus sadiques.

 

 

 

 

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