La Gazette de la grande ile

Edito : Employés du Sénat, grosse inquiétude…

Publié le 08 août 2018

Grosse inquiétude chez les employés du Sénat après l’annonce d’Andry Rajoelina de supprimer l’institution. La mesure n’entrera en vigueur que si l’ex-chef de la transition devient président de la République, mais comme l’homme a des chances de l’emporter, des craintes se font jour au sein du Sénat. Face à cette agitation, le député Naivo Raholdina est monté hier au créneau et s’est exprimé ainsi : « Les postes de sénateur seront supprimés, mais les employés et cadres du Sénat restent en place au sein de la Fonction Publique. Ils pourraient être affectés à l’Assemblée nationale ou dans les ministères. De toute façon, les employés et cadres du Sénat savent que cette institution est inutile et qu’on n’y fait que le travail de l’Assemblée nationale… ».

Ces dernières années, c’est la seconde fois que les employés sont en proie à des sueurs froides. La première fois, ce fut en février 2016 après l’élection du bureau permanent du Sénat (dont le président fut Honoré Rakotomanana). Le nouveau questeur, Mourad Abdirassoul, a en effet constaté qu’il y avait beaucoup d’employés en surnombre au Sénat et qui ne faisaient qu’attendre la fin du mois. Sénateur nommé issu du secteur privé, l’homme a voulu assainir le Sénat en effectuant des coupes sombres dans l’effectif. Ce projet de licenciement collectif s’est heurté à une forte opposition des employés mais aussi de gros bonnets du Hvm. En effet, ces derniers  sont à l’origine de l’embauche massive au Sénat, motivée notamment par le népotisme, le copinage, le clientélisme politique et même le favoritisme ethnique. L’idée de « dégraissage » fut donc abandonnée et le Sénat aujourd’hui est à l’image de l’actuelle administration: des employés qui emplissent les bureaux mais dont la plupart ne servent à rien.

A.R

 

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