La Gazette de la grande ile

Riana Andriamandavy VII: Symbole du double langage du HVM

Publié le 09 août 2018

Aujourd’hui plus qu’hier, le régime actuel tient un double langage. D’un côté, il montre des signes d’ouverture. Il prône même l’apaisement. D’un autre côté, il continue à bafouer les libertés fondamentales. La dernière répression en date est la censure décidée par le Ministre de la Communication Riana Andriamandavy VII à l’encontre du candidat Andry Rajoelina. Ce Ministre a ordonné à la télévision nationale (TVM) et à la radio nationale (RNM) de faire l’impasse sur les meetings de l’ancien Président de la Transition, dont la côte de popularité grimpe où qu’il aille tandis que celle du Président de la République dégringole. Dans l’absolu, Andry Rajoelina n’a pas besoin de la TVM et de la RNM pour gagner la prochaine élection présidentielle. Par conséquent, la démarche du régime suinte la haine et la peur à l’égard d’Andry Rajoelina. Elle est également inutile car le soutien populaire dont bénéfice ce dernier ne saurait être anéanti par la censure. La démarche du régime n’est pas seulement inutile mais elle est aussi anticonstitutionnelle. Elle n’est pas seulement inutile et anticonstitutionnelle, mais elle est parfaitement contre-productive. Pour preuve, les coups bas commis par le régime ne font qu’accroître son impopularité et profiter à Andry Rajoelina. Le double langage qui est une marque de fabrique du régime, lequel flirte avec l’absurde, ne se limite pas à cette violation du droit constitutionnel à l’information. En effet, la justice à deux vitesses continue à prospérer malgré les beaux discours. Les dossiers judiciaires mettant en cause des personnalités réputées adversaires du régime sont traités avec célérité alors que les proches et sympathisants du pouvoir en place jouissent d’une quasi-impunité. C’est le cas de Riana Andriamandavy VII, encore lui, qui n’est absolument pas inquiété par la justice, en dépit de ses faux diplômes et de ses menaces et insultes à l’encontre de magistrats et d’agents des forces de l’ordre.

PN

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