La ville d’Antananarivo traverse actuellement une période particulièrement éprouvante. Depuis quelques jours, les coupures de courant se multiplient dans les quartiers de la capitale et dans plusieurs communes périphériques. Les interruptions sont quotidiennes, avec des plages horaires allant de tôt le matin jusqu’en début de soirée, affectant lourdement le quotidien des habitants.
Un cycle de pannes désormais régulier
Dans plusieurs zones, les coupures suivent une organisation en roulement, avec des interruptions de deux à trois heures. Cette gestion par rotation vise à répartir la pression sur le réseau, mais ne suffit pas à apaiser les tensions parmi les usagers, notamment les petits commerçants, les artisans, les établissements de santé et les familles qui doivent composer avec une alimentation électrique instable.
Un incident technique à la source des perturbations
La sous-station Tana-Sud, l’un des points névralgiques de la distribution d’électricité dans la capitale, est actuellement en difficulté. L’un de ses principaux transformateurs de 25 MVa a subi des dommages importants, rendant son fonctionnement impossible. Ce matériel, situé à Ambodivona, est actuellement en cours de réparation par les équipes techniques de la Jirama. Les interventions, complexes et minutieuses, devraient s’étaler sur environ deux semaines, selon les premières estimations.
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Des efforts pour moderniser les équipements
La Jirama a reconnu la fragilité de plusieurs infrastructures électriques, devenues obsolètes face à la croissance urbaine et à la demande énergétique toujours plus forte. Pour tenter d’atténuer ces dysfonctionnements, l’entreprise a lancé une série de commandes de nouveaux transformateurs. Une partie de ces équipements est déjà en cours d’acheminement vers Madagascar.
Ce projet de rééquipement a été soutenu financièrement par la Banque mondiale, qui accompagne le pays dans sa tentative de redresser ses services publics. L’objectif est d’accélérer la modernisation du réseau afin de réduire les interruptions répétées et de garantir une alimentation stable dans les zones les plus sensibles.
Le quotidien chamboulé pour des milliers de foyers
En attendant, les habitants doivent s’adapter à une situation instable. Certains quartiers connaissent deux coupures par jour, tandis que d’autres subissent des interruptions sans préavis. Les activités économiques, déjà fragiles, sont directement impactées. L’usage de groupes électrogènes explose dans les commerces, quand ceux qui n’ont pas les moyens s’en remettent à la lumière naturelle ou aux lampes solaires.
Face à cette situation, de nombreux habitants réclament une communication plus transparente, des horaires plus prévisibles, et surtout des résultats concrets à court terme. La pression monte sur la Jirama, qui affirme de son côté faire tout ce qui est en son pouvoir pour stabiliser la distribution dans les meilleurs délais.
