L’affaire entourant le colonel Patrick Rakotomamonjy continue d’alimenter les conversations et les suppositions. Officiellement introuvable depuis plusieurs jours, cet officier supérieur de l’armée a disparu alors qu’il était entendu par la gendarmerie au Toby Ratsimandrava. Depuis, les questions se multiplient, les hypothèses s’entremêlent et les certitudes restent absentes.
Un départ encore flou, des zones d’ombre persistantes
La dernière trace connue du colonel remonte à la période où il se trouvait entre les mains des services d’enquête. Sa disparition soudaine a provoqué de nombreuses secousses en interne, au point de provoquer la mise à l’écart du colonel Tahiana Ravelomanana, qui occupait jusqu’alors le poste de Directeur de la Police Judiciaire de la Gendarmerie nationale. Cette éviction rapide révèle à quel point la situation est jugée sérieuse au plus haut niveau.
Malgré le caractère sensible du dossier, aucune version officielle précise n’a été fournie concernant le sort du colonel. Le chef de l’État, Andry Rajoelina, a évoqué lors d’une allocution publique le 4 mai la possibilité d’un départ à l’étranger, sans fournir davantage de détails ni d’éléments de vérification.
Les rumeurs s’accumulent, les autorités gardent le silence
Certains soutiennent que le colonel serait encore sur le territoire, potentiellement hébergé dans un lieu sécurisé, voire protégé par une représentation diplomatique étrangère. D’autres avancent qu’il aurait quitté discrètement le pays grâce à des complicités internes, contournant les dispositifs habituels de surveillance.
Dans un contexte où les informations circulent sans confirmation, les spéculations se multiplient. L’absence de preuve concrète laisse le champ libre à toutes les hypothèses, alimentées par un silence officiel persistant et des signaux contradictoires émanant des milieux sécuritaires.

