Aller au contenu
Accueil » Groupe Sodiat : la justice autorise le dégel partiel des fonds pour payer les employés

Groupe Sodiat : la justice autorise le dégel partiel des fonds pour payer les employés

groupe sodiat

Une décision judiciaire permet désormais le déblocage partiel de fonds précédemment saisis appartenant au groupe Sodiat et à certaines entités qui lui sont liées. Cette mesure vise principalement à assurer le paiement des salaires et à garantir la continuité des activités, notamment au sein de la Polyclinique d’Ilafy.

Selon une ordonnance rendue par le Pôle anti-corruption (PAC) à la fin de l’année 2025, une partie des avoirs associés à Mamy Ravatomanga et aux sociétés sous sa gestion peut être utilisée à des fins strictement encadrées, liées aux charges sociales et au fonctionnement des structures concernées.

Des montants débloqués, mais des salaires toujours en attente

Dans le détail, le dégel concerne environ 2,177 milliards d’ariary pour les sociétés SPSS et Amarante, ainsi que 82 747 euros destinés à la Polyclinique d’Ilafy. Ces fonds étaient censés permettre le règlement des rémunérations du personnel et la poursuite normale des activités.

Cependant, malgré cette autorisation judiciaire, plusieurs salariés affirment ne pas avoir perçu leurs salaires depuis plusieurs mois. Des plaintes émanent notamment de l’entreprise Amarante, spécialisée dans la sécurité aérienne, où la situation sociale demeure tendue.

A lire aussi: Mamy Ravatomanga : la liberté sous caution refusée, quelles conséquences pour la suite ?

Vers la nomination d’un administrateur délégué provisoire

Face à ces blocages persistants, une décision judiciaire est attendue concernant la désignation d’un administrateur délégué provisoire, chargé d’assurer la gestion transitoire des sociétés concernées. Cette mesure viserait à prévenir toute entrave volontaire au fonctionnement des entreprises et à éviter que la situation ne soit instrumentalisée à des fins politiques.

Le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a rappelé que la protection des entreprises nationales et des emplois reste une priorité, dans le strict respect de la légalité. L’exécutif affirme vouloir concilier continuité économique, protection des salariés et lutte contre les pratiques illicites, sans complaisance ni exception.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *