Le ministère du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications et l’opérateur Yas Madagascar ont officialisé un partenariat visant à étendre l’accès au très haut débit sur plusieurs sites publics à partir de janvier 2026. La convention, signée en fin de journée, prévoit l’installation de hotspots Wi-Fi à forte capacité dans des lieux stratégiques, en priorité les universités.
Selon les autorités, cette initiative s’inscrit dans une politique plus large d’inclusion numérique, à un moment où l’accès aux ressources en ligne reste inégal selon les territoires et les infrastructures disponibles.
Universités en première ligne, avant une extension à d’autres espaces publics
Le déploiement débutera dans les universités d’Antananarivo, de Toliara et de Toamasina. Les campus de Fianarantsoa, Antsiranana et Mahajanga devraient suivre dans une seconde phase. Pour Yas Madagascar, ce choix répond à un besoin identifié depuis plusieurs années : permettre aux étudiants d’accéder à des contenus académiques et numériques dans des conditions stables.
Au-delà de l’enseignement supérieur, le programme prévoit également des installations dans des hôpitaux, aéroports, communes, bibliothèques et certains espaces publics, notamment en bord de mer. L’objectif affiché est de dépasser les dispositifs Wi-Fi existants, souvent jugés insuffisants en termes de débit et de stabilité.
Un accès très haut débit encadré, avec des engagements techniques précis
Les connexions annoncées pourront atteindre des vitesses allant jusqu’à 1 gigabit par seconde, sans plafonnement en volume de données. Chaque site devra être raccordé à la fibre optique et équipé d’un système de supervision permettant à environ 800 utilisateurs simultanés de se connecter.
Pour les étudiants, l’accès se fera par plages horaires définies, via un système de tickets donnant droit à plusieurs heures de connexion par mois. Des forfaits complémentaires resteront disponibles à des tarifs annoncés comme symboliques, avec un premier seuil évoqué autour de 500 ariary pour trois heures.
Le ministère indique qu’un dispositif de suivi technique accompagnera le déploiement afin de mesurer la qualité réelle du service. Dans le même temps, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a remis aux autorités le rapport de Digital Readiness Assessment, qui recommande notamment la création d’un data center national, étape jugée déterminante pour renforcer la souveraineté numérique du pays.
Avec ce programme, le gouvernement et son partenaire privé affichent une ambition claire : proposer un accès fiable au très haut débit dans des espaces publics clés, tout en posant les bases d’une infrastructure numérique plus structurée à l’échelle nationale.
