Mis en cause par plusieurs rumeurs circulant ces derniers jours, le maire d’Imerintsiatosika, Parisoa Andriambolanarivo, est sorti de son silence pour apporter des clarifications. Il réfute toute récupération politique de la mobilisation à laquelle son nom a été associé et affirme que son engagement n’a jamais eu pour objectif l’obtention d’un poste gouvernemental. Selon lui, les accusations relayées relèvent davantage de calculs politiques que de faits avérés.
L’élu communal dément également toute proximité avec l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga, qualifiant ces allégations de tentative de discrédit destinée à brouiller son positionnement public.
Une proposition de transition refusée, une échéance assumée
Parisoa Andriambolanarivo révèle avoir été approché durant les manifestations par le président de la Refondation, le colonel Michael Randrianirina, qui lui aurait proposé d’assurer la présidence de la Transition. Une proposition qu’il dit avoir refusée, estimant que cette option ne correspondait ni à sa vision ni à son calendrier politique.
Le maire affirme désormais assumer clairement son ambition : se présenter à l’élection présidentielle de 2028, dans un cadre institutionnel stabilisé. Il plaide pour une Transition dotée d’une feuille de route précise, capable de déboucher sur un scrutin crédible, neutre et accepté par l’ensemble des acteurs.
Un appel à des élections sans pression financière
Dans sa déclaration, l’élu insiste sur la nécessité d’un processus électoral dégagé des influences économiques, qu’elles soient locales ou étrangères. Il évoque son souhait de voir émerger une élection réellement libre, fondée sur la volonté populaire et non sur des rapports de force financiers.
À travers cette prise de parole, Parisoa Andriambolanarivo cherche à repositionner son discours dans un registre institutionnel, tout en marquant sa distance avec les luttes d’influence actuelles et en affichant une ligne politique orientée vers l’après-Transition.
