Le classement FIFA est un indicateur de performance reconnu à l’échelle internationale. Il reflète les résultats, la régularité et le niveau de compétitivité des sélections nationales dans les compétitions officielles. Madagascar, bien que dynamique sur certains plans du football, reste aujourd’hui classé 115e sur 210 pays selon la dernière mise à jour de la Fédération internationale de football. Cette position traduit à la fois les avancées récentes et les défis structurels auxquels les Barea sont confrontés. Voici un état des lieux complet sur ce classement et ses implications.
Comment est calculé le classement FIFA ?
La FIFA utilise une formule de calcul qui prend en compte plusieurs critères : le résultat du match (victoire, nul ou défaite), l’importance de la rencontre (match amical, qualifications, tournoi continental ou Coupe du monde), la valeur de l’adversaire et la fréquence des rencontres disputées.
Depuis l’instauration du système « SUM » en 2018, le calcul repose sur l’addition des points acquis ou perdus à chaque rencontre. Une victoire contre une équipe mieux classée rapporte plus de points qu’une victoire contre une équipe faible. À l’inverse, une défaite face à un adversaire mal classé peut coûter cher au total de points.
En date du dernier classement, Madagascar totalise 1178,68 points, ce qui le place derrière des nations africaines comme le Malawi, la Libye ou encore le Kenya. Cette stagnation s’explique notamment par un manque de matchs internationaux réguliers, des performances inconstantes et une absence prolongée dans les grandes compétitions continentales.
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Pourquoi Madagascar stagne autour de la 115e place ?
Depuis sa participation remarquable à la CAN 2019, où l’équipe malgache avait atteint les quarts de finale, les attentes étaient élevées. Pourtant, les années qui ont suivi n’ont pas confirmé cette dynamique. L’équipe peine à enchaîner les victoires contre des adversaires directs dans sa zone de qualification.
Plusieurs raisons expliquent cette stagnation :
- Peu de compétitions officielles disputées : Moins de matchs signifie moins d’occasions de gagner des points au classement.
- Manque de stabilité dans l’effectif : Les changements fréquents dans le staff technique et les difficultés logistiques ont un impact direct sur la cohésion de l’équipe.
- Infrastructures limitées : Le manque de terrains d’entraînement et de centres de formation de haut niveau freine la montée en puissance des jeunes talents.
En comparaison, des pays de taille similaire comme le Cap-Vert ou la Guinée équatoriale, avec des structures mieux organisées, ont réussi à se maintenir dans le top 100 mondial.
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Quelles perspectives pour les Barea dans les années à venir ?
Malgré ce classement modeste, l’équipe nationale de Madagascar dispose de réels atouts pour progresser. Des joueurs comme Loïc Lapoussin (Union Saint-Gilloise), Romain Métanire, ou Ibrahim Amada continuent d’évoluer dans des clubs compétitifs à l’étranger, apportant expérience et professionnalisme.
La fédération malgache prévoit également de relancer les sélections locales à travers des compétitions régionales, afin de détecter de nouveaux talents. L’objectif affiché : se qualifier pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations et intégrer le top 100 mondial d’ici trois ans.
L’autre levier est le calendrier des matchs amicaux, qui devrait être enrichi avec des oppositions régulières face à des équipes africaines classées entre la 70e et la 100e place. Cela permettrait à la sélection de gagner des points stratégiques et de retrouver de la régularité.
Enfin, le soutien des supporters, les investissements dans les jeunes et la stabilité au niveau de la direction technique seront déterminants pour remonter progressivement au classement FIFA.
