Elysée Rasoahanta a été officiellement relevée de ses fonctions de chef du ministère public près la juridiction de second degré du Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo. La décision a été entérinée lors du dernier Conseil des ministres, mettant fin à une période de suspension entamée en novembre 2025.
Cette mesure fait suite à des déclarations publiques controversées concernant l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga. Après examen, le Comité de suivi-évaluation des Pôles anti-corruption a estimé que ces propos constituaient un manquement aux obligations professionnelles et déontologiques imposées aux magistrats. La révocation est ainsi venue confirmer la position des autorités judiciaires sur le respect strict des règles encadrant la fonction.
Une décision actée dans un contexte de discipline judiciaire
La suspension d’Elysée Rasoahanta avait suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique et des milieux judiciaires. Les autorités avaient alors insisté sur la nécessité de préserver la crédibilité des institutions et d’éviter toute confusion entre expression personnelle et responsabilité institutionnelle.
La décision de la relever définitivement de ses fonctions s’inscrit dans cette logique de rigueur, visant à rappeler que les magistrats exerçant au sein des juridictions spécialisées sont soumis à des exigences strictes de réserve et de neutralité.
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D’autres révocations validées lors du Conseil des ministres
La même séance gouvernementale a également été marquée par plusieurs changements à des postes de direction. À la tête de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS), Vimbina Rahaingonjatovo n’exerce plus ses fonctions de directeur général, après avoir présenté sa démission la veille. La procédure de nomination de son successeur a été confiée au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique.
Par ailleurs, au ministère des Transports et de la Météorologie, les directeurs généraux de la Société du Port à Gestion Autonome de Toamasina (SPAT) et de la Société de Manutention des Marchandises Conventionnelles (SMMC) ont également été relevés de leurs fonctions, dans un contexte de suivi renforcé de la gestion des infrastructures portuaires.
