Madagascar pourrait franchir un cap inédit en matière de connectivité. Airtel Africa a annoncé, le 16 décembre, la signature d’un accord avec SpaceX pour le déploiement de la technologie Starlink Direct-to-Cell dans quatorze pays africains, dont la Grande Île. Cette initiative concerne à terme 174 millions d’utilisateurs sur le continent.
Pour Madagascar, où de larges portions du territoire restent privées de réseau mobile fiable, ce partenariat ouvre la voie à une couverture sans précédent, y compris dans les zones les plus enclavées.
Une connexion mobile accessible là où aucun réseau n’existe
La technologie Starlink Direct-to-Cell permet aux smartphones compatibles de se connecter directement à des satellites, sans passer par des antennes relais terrestres. À Madagascar, cette avancée vise prioritairement les zones blanches, où l’installation d’infrastructures classiques reste complexe, coûteuse ou techniquement difficile.
À partir de 2026, le service sera lancé progressivement. Il proposera d’abord la messagerie texte et l’accès à certaines applications essentielles, avant une montée en capacité vers des usages plus avancés. Les satellites de nouvelle génération annoncés devraient permettre des débits nettement supérieurs aux premières versions, avec des performances multipliées par rapport aux capacités initiales.
Le dispositif repose sur une constellation d’environ 650 satellites, conçus pour assurer une continuité de service, y compris dans les régions isolées ou difficiles d’accès.
Un levier pour l’inclusion numérique et les services essentiels
Au-delà de l’aspect technologique, les enjeux sont multiples. Une meilleure couverture mobile par satellite pourrait faciliter l’accès à l’éducation, aux soins de santé, aux services administratifs et aux activités économiques, notamment en milieu rural.
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Airtel Africa devient ainsi le premier opérateur mobile africain à s’engager sur la technologie Starlink Direct-to-Cell à grande échelle. Son directeur général, Sunil Taldar, met en avant la capacité de cette solution à garantir une continuité du service mobile dans les zones où les réseaux terrestres montrent leurs limites.
Du côté de Starlink, sa vice-présidente Stephanie Bednarek souligne l’intérêt d’un partenariat destiné à maintenir la connectivité des populations africaines, y compris malgaches, dans des territoires longtemps restés en marge du numérique.
Le calendrier de déploiement dépendra des autorisations réglementaires propres à chaque pays. Mais Madagascar figure d’ores et déjà parmi les marchés ciblés pour cette nouvelle étape de la connectivité mobile par satellite.
