La situation devient critique sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). Les coupures d’électricité, déjà fréquentes, atteignent désormais des seuils alarmants. Dans certaines zones, le délestage s’étend jusqu’à 12 heures par jour, plongeant la capitale dans un ralentissement généralisé.
Des coupures jusqu’à 20 heures cumulées
Concrètement, plusieurs quartiers de la capitale subissent des interruptions réparties en trois phases :
– 4 heures le matin,
–3 heures l’après-midi,
-et 5 heures supplémentaires durant la nuit — une plage non incluse dans le programme officiel de délestage publié par la Jirama, l’entreprise nationale en charge de l’électricité.
Résultat : une ville quasiment à l’arrêt, avec des conséquences directes sur les ménages, les petites entreprises et l’activité économique en général.
Des solutions provisoires insuffisantes
Face à l’ampleur de la crise, la Jirama tente d’apporter des mesures d’atténuation. À partir de fin juin, 3 mégawatts supplémentaires seront injectés dans le réseau via la centrale solaire d’Ambatomirahavavy. En parallèle, deux groupes électrogènes de 4 MW chacun seront mis en service à Antsirabe pour renforcer la production durant la saison sèche.
Mais pour de nombreux usagers, ces initiatives restent insuffisantes, voire tardives, face à l’ampleur du problème. « L’électricité, c’est notre outil de travail », témoignent certains artisans et commerçants du centre-ville. Plusieurs d’entre eux ont déjà été contraints de fermer boutique, incapables de faire face aux pertes financières répétées.
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Un appel au secours lancé aux autorités
La population, de plus en plus excédée, appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités. Les demandes portent sur des solutions durables, au-delà des simples renforts ponctuels. Il est question d’une modernisation complète du réseau, de réparations accélérées des équipements vétustes, et d’une communication plus transparente de la part des autorités.
En attendant, Antananarivo vit au rythme des bougies, des groupes électrogènes privés et d’une incertitude électrique permanente. Le climat social devient tendu, à mesure que les coupures s’étendent et que les solutions tardent à produire des effets tangibles.
