La Société d’Études, de Construction et de Réparation Navale (SECREN) traverse une phase critique qui menace directement la poursuite de ses activités. Face à cette situation, l’État prévoit une mobilisation urgente de 27 milliards d’ariary afin d’engager un plan de redressement jugé indispensable à la survie de l’entreprise.
Une part importante de cette enveloppe, estimée à 7 milliards d’ariary, sera consacrée à la remise en état de deux bateaux-portes, des équipements stratégiques sans lesquels la SECREN ne peut assurer ses opérations navales.
Un plan de sauvetage porté au plus haut niveau de l’État
Cette annonce a été faite lors d’une visite sur site du Président de la Refondation, le colonel Randrianirina Michael. À cette occasion, il a affirmé que les autorités comptent engager des discussions avec des partenaires financiers afin de réunir près de 30 millions de dollars, nécessaires à la relance durable de l’entreprise.
La stratégie retenue repose sur une réhabilitation progressive, inscrite dans une politique globale de refondation, les priorités devant être réparties entre plusieurs secteurs jugés tout aussi urgents.
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La question des salaires au cœur des préoccupations
Concernant la situation sociale, le chef de l’État a indiqué que le paiement de trois mois de salaires en retard devrait être inscrit à l’ordre du jour du Conseil des ministres prévu le jeudi 8 janvier, afin d’apporter une réponse rapide aux difficultés des employés.
Une crise qui dure depuis plusieurs années
La SECREN connaît des turbulences depuis 2021, à la suite de l’impact économique de la crise sanitaire liée au Covid-19. Malgré une reprise partielle de ses activités en 2023, l’entreprise reste fragilisée par des problèmes de gestion et surtout par la vétusté de ses infrastructures.
L’état dégradé des installations empêche notamment l’accueil de navires, provoquant des interruptions prolongées d’activité et accentuant les pertes. Sans modernisation rapide, la continuité même de l’entreprise reste menacée.
